• Nazis. Le criminel de guerre Brunner très probablement mort en Syrie

    Le criminel de guerre nazi Aloïs Brunner, ingénieur de la solution finale.

    L'un des criminels de guerre nazis les plus recherchés, Aloïs Brunner, est très probablement mort en Syrie il y a quatre ans, a indiqué lundi Efraim Zuroff, directeur du centre Simon Wiesenthal.

    « Je suis presque certain qu'Aloïs Brunner n'est plus en vie et qu'il est décédé il y a quatre ans en Syrie où il avait trouvé refuge », a affirmé M. Zuroff.

    « Nous avons obtenu ces informations d'un ancien agent des services de renseignements allemands, et nous avons décidé de le retirer de notre liste de recherche des criminels de guerre nazis et de leurs collaborateurs », a-t-il ajouté.

     

    Bras droit de « la solution finale »

    Aloïs Brunner était le bras droit d'Adolf Eichmann, principal responsable de la mise en oeuvre de la« solution finale » durant la Seconde Guerre mondiale.Il serait responsable de la déportation de 128500 juifs vers les camps d'extermination. Il a été la cible de plusieurs tentatives d'assassinat, notamment à l'aide de lettres piégées en Syrie attribuées au Mossad, les services de renseignements israéliens.

     

    Chef de Drancy

    En France, Aloïs Brunner a été, à partir de juillet 1943 le chef du camp de Drancy, dans la région parisienne. A ce titre, il est responsable de la déportation de quelque 24000 juifs français ou résidents en France vers Auschwitz. Il est aussi impliqué directement dans la déportation de 47000 juifs d'Autriche, de 44000 de Grèce et de 14000 en Slovaquie.

    Né en 1912, il a été condamné à mort par contumace par le tribunal permanent des forces armées à Paris en 1954. En mars 2001, il a été condamné à nouveau en France à la prison à perpétuité pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.Selon le centre Wiesenthal et des médias internationaux, il s'est réfugié après la guerre à Damas où ou il était connu sous le nom de« Georg Fischer ». L'Allemagne et d'autres pays ont demandé en vain son extradition auprès des autorités syriennes.

    Article paru dans Ouest-France


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