•  De petites galaxies pour comprendre les grandes

    Des experts ont découvert sept groupes de petites galaxies. | Archives AFP

     

    Des scientifiques ont annoncé lundi avoir découvert une petite merveille dans l'immensité de l'Univers : sept groupes de petites galaxies qui pourraient expliquer comment se forment leurs grandes sœurs.

    « Nous pensons que ces groupes sont gravitationnellement liés et donc finiront par fusionner pour former une galaxie (...) plus grande », explique Sabrina Stierwalt, coauteur de l'étude publiée dans la revue britannique Nature Astronomy. 

    Ces petits trésors logent entre 200 000 000 et 650 000 000 d'années-lumière de la Terre. « Cela semble beaucoup, mais c'est relativement proche étant donné la taille de l'Univers », note l'astronome de l'Observatoire national de Radio Astronomie de Charlottesville aux Etats-Unis. 

    Le mystère de la formation des galaxies n'a pas encore été résolu. Le scénario le plus « en vogue » stipule que les galaxies les plus grandes, comme la Voie Lactée, sont nées de la fusion de galaxies de taille plus modeste appelées galaxies naines. 

     

    Une théorie confirmée ?

    Mais cette théorie résulte de calculs, l'événement en lui-même n'ayant jamais été observé. Pour Sabrina Stierwalt, la découverte annoncée lundi est « l'un des exemples les plus évidents à ce jour » de la véracité de cette théorie. 

    Les « mini-galaxies », 10 à 1000 fois plus petites que la Voie Lactée, sont difficiles à débusquer. Et le plus souvent, quand des astronomes ont la chance d'en trouver une, elle est isolée, ce qui exclut toute possibilité de fusion avec des consœurs. Pourtant selon les chercheurs, « les groupes de galaxies sont des endroits idéaux pour que ce processus de fusion se produise »

    Utilisant le télescope Sloan Digital Sky Survey installé à Apache Point (Nouveau-Mexique), Sabrina Stierwalt et ses collègues ont réussi à identifier plusieurs de ces groupes. Puis en combinant les données de plusieurs autres télescopes, ils sont parvenus à confirmer que sept de ces groupes, hébergeant chacun trois à cinq galaxies naines, étaient bel et bien liés entre eux. 

     

    Petite galaxies, mais grands espoirs

    Mais ce n'est pas tout. Ces galaxies naines pourraient également permettre d'en découvrir un peu plus sur l'une des plus grandes énigmes de l'univers : la nature de la matière noire. Invisible, elle formerait 25% de l'Univers. 

    Or les galaxies naines sont très riches en matière noire, bien plus que leurs ainées. La probabilité d'en détecter des signaux est donc bien plus grande. 

    « Nous n'en sommes pas encore à la recherche d'émissions de rayons gamma, mais c'est un domaine passionnant aussi ! », avoue la chercheuse.

    Article paru dans Ouest-France


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