• Du fantasme à la réalité

     Du fantasme à la réalité

    Née à Noël 1837, Élisabeth de Wittelsbach fut immortalisée en impératrice parfaite par la trilogie Sissi. Était-elle Irréprochable ?

    Elle était amoureuse de son Franz. Vrai et faux

    Éperdue de lui aux premières heures de leur mariage, elle détesta leur nuit de noces (survenue trois jours après les épousailles) pendant laquelle elle se sentit violentée. Des années plus tard, elle écrira : « Enfant de 15 ans, j'ai été vendue. » En effet, pour avoir « donnée » sa virginité à l'Empire, Sissi reçut une cassette d'or. Souvent délaissée par un mari qui faisait passer son travail avant elle, l'impératrice d'Autriche s'accommodait de la situation et en profitait pour voyager.

    Elle était un panier percé. Vrai 

    Profitant de son statut de souveraine, Sissi dépensait des sommes folles en toilettes et en voyages. Cavalière émérite, elle ne comptait pas quand il s'agissait d'acquérir des chevaux. François-Joseph réglait les notes sans jamais lui faite de reproches.

    Sophie, sa belle-mère, la détestait. Faux 

    La mère de l’empereur – qui avait été surprise mais pas déçue par le choix de son fils – trouvait Sissi immature, insouciante et peu encline à remplir son devoir d’impératrice sans broncher ( comme elle le fit elle-même ). Mais elle lui reconnaissait beaucoup de qualité, parmi lesquelles sa grande générosité.

    Elle était fidèle. Faux 

    Franz étant accaparé par ses maîtresses ( des comtesses qu'il honorait déjà avant son mariage ou des actrices de passage ), Sissi se laissa séduire par le comte hongrois Gyula Andrássy. Elle entretenait aussi une correspondance exaltée avec son cousin Louis II de Bavière, qu'elle rencontrait régulièrement sur l’île des roses à Feldafing, dans les environs de Munich.

    Elle s'intéressait à la politique. Vrai 

    En 1856, sa présence à Venise apaisa les relations entre Autrichiens et Italiens. Ses multiples séjours en Hongrie permirent par ailleurs une annexion « en douceur » du pays voisin en 1867... Elle soutint aussi les revendications ouvrières et celles des minorités nationales comme religieuses.

    C'était une bonne mère. Vrai 

    Les obligations de la cour l'ont certes empêchée de rester auprès de ses trois aînés, élevés par sa belle-mère. En revanche, Sissi a tenu à veiller personnellement sur l'éducation de sa benjamine Marie-Valérie.

    Elle avait une bonne hygiène de vie. Faux 

    Cette liane de 1,72 mètre se nourrissait de lait et de bouillon de poulet ! Elle pesait 50 kilos et s'astreignait à de longues séances d'exercices pour s'y maintenir. Une salle de sport était d'ailleurs aménagée dans chacun de ses châteaux. Côté psyché, l'impératrice soignait sa mélancolie avec de la cocaïne, considérée à l'époque comme un antidépresseur. Le musée de Sissi de Vienne expose d'ailleurs l'impériale seringue...

    Romy Schneider

    La trilogie Sissi ? Un très mauvais souvenir pour l'actrice qui s'est vu imposer le rôle par sa mère, Magda Schneider, comédienne ratée et amie du Führer. Dans ces films, celle-ci jouait sa maman pour veiller sur elle durant le tournage.

     

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