• La gloriette du Jardin des Plantes a été construite en 1786 

     

    Un ancestral édifice français fait grise mine

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    La gloriette du Jardin des plantes a pris quelques rides. Un appel aux dons doit financer en partie les 700.000 euros nécessaires à la cure de jeunesse de l’une des plus anciennes structures métalliques au monde.

    Elle a connu la révolution française, devancé les constructions de Victor Baltard de 60 ans et même la tour Eiffel bon siècle. La Gloriette de Buffon domine sur sa butte le Jardin des plantes et le Muséum d’histoire naturelle à Paris depuis son installation en 1786-1787. Inscrit depuis 1926 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, ce belvédère est réputé pour être l’une des plus anciennes constructions métalliques du monde. Mais elle commence à mal supporter le poids des années.

     

    Un ancestral édifice français fait grise mine


     Le temps et la pollution ont fini par détériorer ce magnifique décor jusqu’à fragiliser sa structure. Le Muséum d’histoire naturelle a d’ailleurs dû fermer son accès au public et lance désormais un appel auprès du public pour financer sa restauration. Pour tous les amoureux du Jardin des plantes ou les passionnés d’architecture, le Figaro immobilier détaille quelques-unes des caractéristiques qui font (ou ont fait) le charme de cette construction.

     

    Cinq métaux différents

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    L’aménagement du kiosque de 9 mètres de haut fut réalisé sur l’ordre du comte de Buffon, d’après les dessins d’Edme Verniquet, architecte de Louis XVI et réalisé par Claude-Vincent Mille, serrurier du Roi. Cette Gloriette de Buffon est constituée d’une armature en fer et d’un habillage composé de pas moins de cinq métaux différents: bronze, cuivres jaune et rouge, laiton et or. À noter: l’ossature en fer, largement dissimulée sous un habillage décoratif, est entièrement fixée par rivets puisque la soudure n’existait pas à l’époque.

    Un ancestral édifice français fait grise mine


    Par ailleurs, un gong solaire dominait l’ensemble. Chaque jour, il sonnait à midi, actionné par un marteau déclenché par la rupture d’un fil de crin, brûlé par une loupe concentrant les rayons du soleil. Une opération nécessitant le renouvellement quotidien du fil de crin.

    Après l’étude préliminaire et le diagnostic menés par les Bâtiments de France, il apparaît que les travaux à réaliser se chiffreraient à près de 700.000 euros. Le prix à payer pour effacer les dépôts noirs dus à la pollution, la corrosion de la structure de fer, la perte de métal au pied des poteaux, le remplacement de la visserie d’assemblage ou encore le nettoyage des graffitis. Au passage, l’habillage de la structure et la superbe sphère armillaire (ce globe montrant notamment le mouvement apparent du soleil de la lune) qui trône au sommet seront également remis en état.

     

    Un ancestral édifice français fait grise mine


    Aux côtés des entreprises susceptibles de financer ce genre de projet, le Muséum s’apprête à lancer un appel à participation auprès du grand public. La plateforme de dons en ligne sera accessible dès le 10 mars pour ceux qui souhaiteraient participer à cette rénovation.

    Article paru dans le Figaro


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