• Où l’on rencontre l’homme qui a sauvé les chefs-d’œuvre du Louvre. 

     

    1940, Paris vient de tomber aux mains des Allemands ! Franz von Wolff-Metternich, envoyé par le régime nazi, se précipite au musée du Louvre.

    Chargé du patrimoine artistique des territoires occupés, il doit s'assurer que les œuvres sont bien en sécurité...

    Mais à son arrivée, il ne découvre que des salles vides. Seuls quelques cadres jonchent le sol. Où sont donc passés les chefs-d’œuvre du Louvre ?

     

    Il n’y a rien à voir !
     Marc Vaux, La Grande Galerie abandonnée, semaine du 16 sept. 1939 (?), contretype ancien fait pour le Louvre par Alexandre Séarl, Musée du Louvre, Paris © Musée du Louvre / © Centre Pompidou MNAM Bibliothèque Kandinsky / Marc Vaux

     

    Ils ont fui à l'approche des Allemands ! C'est Jacques Jaujard, le directeur des musées nationaux, qui a pris la décision de les faire partir dès l'entrée en guerre. Cet homme d'exception a eu du flair...

    Depuis des années, craignant un possible conflit et des bombardements, il préparait un plan d'évacuation.

    Ainsi, en 1940, les œuvres sont sous bonne garde au château de Chambord.

     

    Il n’y a rien à voir !
     Aphrodite, dite la Vénus de Milo, en cape © 1939 Musée du Louvre / Alexandre Séarl

     

    Au fil de l'avancée allemande, les œuvres sont ensuite dispersées en province. La célèbre Joconde finit son périple au château de Montal dans le Lot. Elle y reste cachée durant toute la guerre !

    Plus de 4 000 œuvres ont ainsi été lancées sur les routes de France… 

     

    Il n’y a rien à voir !

    Pierre Jahan, Dévoilement de la Joconde, 17 juin 1945 (?), Musée du Louvre, Paris © Musée du Louvre / Photo Pierre Jahan

     

    Cette incroyable épopée n'a été possible que grâce à Jaujard et ses employés. Grâce aussi à un allié inattendu... Wolff-Metternich lui-même !

    Ce dernier a beau être au service d'Hitler, en vrai historien d'art, il n'hésite pas à soutenir et à couvrir les agissements de Jaujard. Il empêche d'ailleurs le retour des œuvres à Paris, malgré la convoitise des nazis...

    Et grâce à ces deux hommes devenus amis, toutes les œuvres réintègrent leur musée dès la fin de la guerre, sans aucune détérioration !

     

    Il n’y a rien à voir !

    Départ de la Victoire de Samothrace © 1939 Musée du Louvre / Alexandre Séarl 

    Article paru dans Artips 


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