• John Fitzgerald Kennedy

    50 ans après, l’assassinat de Kennedy reste un mystère 

    John Fitzgerald Kennedy

     22 novembre 1963 : John Fitzgerald Kennedy, ici avec son épouse Jackie, est abattu à Dallas (Texas)

    Lee Harvey Oswald ne serait pas le seul tueur du jeune président américain, le 22 novembre 1963, à Dallas. Mais qui sont les autres ?

    Un seul tireur a-t-il tué Kennedy ?

    Oui, selon la commission Warren, la première à avoir enquêté sur l’assassinat. Selon son rapport remis en septembre 1964, Lee Harvey Oswald, 24 ans, a tiré du cinquième étage d’un dépôt de livres scolaires, à Dallas : trois coups de feu en six secondes environ.

    Mais les incohérences sont nombreuses. Une balle a manqué sa cible. Le tueur présumé aurait donc fait mouche à deux reprises, à 80 m de distance, alors que la voiture présidentielle roulait à environ 18 km/h. Or, Oswald, ancien Marine, passait pour un tireur « moyen » et l’arme retrouvée sur le lieu du tir, un fusil Mannlicher-Carcano, était en « mauvais état ».

    Autre fait troublant : douze témoins ont affirmé au shérif de Dallas avoir eu l’impression qu’on tirait derrière eux, à partir d’un monticule gazonné. Autrement dit, un second tireur pourrait avoir été positionné en avant du véhicule. Ce seront les conclusions de la seconde commission d’enquête, HSCA, en 1976, qui évoquera quatre coups de feu, dont un provenant du monticule.

    Qui était Lee Harvey Oswald ?

    L’ex-Marine était-il un communiste, partisan de la révolution castriste, ou un agent américain à la solde de la CIA ? « On peut s’étonner, note l’historien Thierry Lentz (1), qu’en pleine guerre froide, Oswald ait été affecté à la base militaire américaine d’Atsugi, qui abritait les activités ultra-secrètes de l’avion espion U2. Et ce, alors qu’il se proclamait marxiste et qu’il avait demandé son adhésion au Parti socialiste américain. »

    Son séjour à Minsk, en URSS, entre 1960 et 1962, étonne également. Il y épouse Marina, une préparatrice en pharmacie avec qui il aura deux enfants. Mais selon l’espion russe Youri Nosenko, passé à l’Ouest, cet Américain n’était pas à la solde des autorités soviétiques, car jugé « instable et inintelligent ».

    Enfin, autre fait troublant, le HSCA estima que le chef mafieux Carlos Marcello, expulsé des États-Unis par Robert Kennedy – le frère de John Fitzgerald et ministre de la Justice – avait pu avoir de « crédibles relations » avec Lee Harvey Oswald et Jack Ruby, l’assassin de ce dernier. Au final, « on n’est pas sûr qu’Oswald ait tiré sur Kennedy, mais il est très probable qu’il ait participé à la conspiration », estime Thierry Lentz.

    Pourquoi avoir tué Kennedy ?

    Au début des années 1960, la grande « affaire » des États-Unis, en politique étrangère, ce n’est pas encore le Vietnam, mais Cuba et Fidel Castro. Après la tentative ratée de renverser le Lider Máximo lors de l’opération bricolée par la CIA, en 1961 – le débarquement de la baie des Cochons – et la crise des missiles avec l’URSS, John Kennedy est la cible de tous ceux qui veulent coûte que coûte renverser le régime castriste. La CIA, dont le directeur fut relevé de ses fonctions. La mafia, dont les trafics de drogue et les réseaux de prostitution ont été mis à mal par Castro.

    « Cuba, c’est le nœud de cet assassinat. Ce sont probablement des barbouzes qui l’ont perpétré. Ils avaient des contacts assez haut placés, même si rien n’indique que la CIA ou le futur président Johnson en ait donné l’ordre. » Selon Thierry Lentz, le FBI se serait ensuite attaché à effacer tous les liens qui pouvaient relier Oswald ou Jack Ruby aux autorités américaines.

    Article Ouest-France 22/11/2013


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