• Le granit de Bretagne, première pierre à protéger son appellation

    Le granit de Bretagne, première pierre à protéger son appellation

     

    Les indications géographiques ce n’est pas réservé aux fromages ou aux volailles. Depuis fin janvier, le granit breton est la première pierre naturelle ainsi protégée.

     

    Explications sur une démarche originale.

    Même le granit s’effrite... Cette production bretonne typique, comme de nombreux autres produits, fait face à une concurrence internationale toujours plus forte et voit sa balance commerciale se dégrader. Les quantités de pierre naturelle importées ont presque triplé entre 1997 et 2015 et la filière n’emploie plus que 700 personnes. C’est pourquoi une poignée d’irréductibles producteurs a choisi de se battre pour protéger son appellation. C’est ainsi que la filière est parvenue à décrocher le 20 janvier 2017 son Indication géographique « Granit de Bretagne ».

     

    Le granit de Bretagne, première pierre à protéger son appellation

     

    « Il s’agit avant tout d’assurer le consommateur, public ou privé, de la provenance de son granit », souligne Franck Legout, président de l’association IG Granit de Bretagne. Selon lui, il a été courant pendant des années, pour certains producteurs concurrents, notamment Chinois ou d’Europe du Sud, de se prévaloir à tort d’une origine bretonne. Des produits qui pouvaient s’avérer moins durs et plus poreux que le véritable granit breton, et donc être bien moins durables.

     

    Des tests scientifiques

    Désormais, plus de doute possible, car l’appellation protégée s’accompagne de tests scientifiques permettant de déterminer à coup sûr l’origine de la pierre. Un bol d’air pour cette petite filière représentant une trentaine de carrières avec un chiffre d’affaires global de 56 millions d’euros dont la moitié est réalisée en marbrerie funéraire, près de 40% en aménagement de voirie et environ 10% pour le bâtiment.

    « Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à l’origine, estime Franck Legout. Il ne faut plus seulement raisonner en termes de coût direct des produits, il faut penser au maintien de la filière, à l’importance des circuits courts plus réactifs et plus écologiques et à des produits plus durables. » Surfant sur la vague du bio et des circuits courts, les producteurs bretons de granit comptent bien faire comprendre que même pour des pierres, il y a des achats responsables et d’autres qui le sont moins.

    Article paru dans Le Figaro


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