• Des mineurs grévistes avaient été licenciés abusivement en 1948. | AFP

     

    Des mineurs grévistes avaient été licenciés abusivement en 1948. Eux ou leurs ayant-droits toucheront une allocation de 30 000 euros chacun, après un vote à l'Assemblée.

     

    L'Assemblée nationale a voté mardi la reconnaissance du licenciement abusif de certains mineurs grévistes de 1948 qui vont recevoir après des dizaines d'années de lutte, une allocation de 30 000 euros chacun, comme Christiane Taubira s'y était engagée. Une allocation spécifique de 5 000 euros est en outre versée aux enfants de ces mineurs qui ont directement souffert de la situation en étant exclus des dispositifs de bourse d'études des mines.  

     

    « Caractère discriminatoire et abusif du licenciement »

    L'amendement voté dans le cadre de l'examen de la mission « justice » du budget, stipule que la « République française reconnaît le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952 ».

    A l'automne 1948, plusieurs milliers de mineurs des sites du Nord-Pas-de-Calais avaient cessé le travail pour protester contre des décrets qui prévoyaient notamment la baisse de leur rémunération.

     

    3 000 mineurs avaient été licenciés

    Au terme de près de deux mois de grève, marqués par de très violents heurts avec les forces de l'ordre, près de 3 000 mineurs avaient été licenciés. Plusieurs centaines d'entre eux avaient été poursuivis en justice et condamnés, certains à des peines de prison ferme.

    En perdant leur travail, ils avaient perdu logement, chauffage et soins gratuits fournis par la mine et furent parfois interdits d'embauche ailleurs.

     

    Une promesse de Christiane Taubira

    Christiane Taubira avait annoncé son intention le 23 octobre de « réparer l'injustice » faite aux mineurs après la projection à la mairie de Paris du film « l'honneur des gueules noires »consacré à la grande grève de 1948, en présence de quelques-uns des derniers survivants de cet événement.

    Selon la Chancellerie, 31 mineurs licenciés et ayants droit pourraient bénéficier de la mesure d'indemnisation pour un budget total de 700 000 euros à cette fin. 

    Article paru dans Ouest-France

     


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