• Où l’on découvre une baigneuse en eaux très profondes.

    Si l’on retient que le mythique Titanic était le plus luxueux et le plus grand paquebot de son époque, c’est surtout sa terrible fin qui a marqué les esprits.

    Heurtant un iceberg durant sa traversée inaugurale en 1912, il emporte tragiquement avec lui un bon nombre de passagers… et une œuvre dont le titre semble tout indiqué.

     

    On fait trempette…

     Anonyme, Le Titanic dans le port de Cobh (Irlande), 1912, photographie
    Voir en grand

     

    Alors qu’il voyage en première classe à bord du bateau, l’homme d’affaires suédois Björnström-Steffansson échappe de justesse à la mort en embarquant sur le dernier canot de sauvetage.

    Il est contraint d’abandonner derrière lui toutes ses affaires, dont un tableau signé par le peintre Merry-Joseph Blondel.

     

    On fait trempette…

     Le dernier canot de sauvetage des survivants du Titanic, 15 avril 1912
    Voir en grand

     

    Réalisée en 1814, l’œuvre au style néoclassique inspiré de l’Antiquité avait été présentée au Salon de peinture organisé au Louvre. Les critiques lui avaient alors reproché son manque de grâce et de finesse...

    Quant au titre, La Circassienne au bain ou La Baigneuse, il est plutôt ironique lorsqu’on connaît le destin du tableau ! Entraînée avec le paquebot au fond des abysses, La Baigneuse n’a jamais refait surface. Si on la connaît aujourd'hui, c'est grâce à une copie réalisée au début du XIXème siècle.

     

    On fait trempette…

    John Parker, d’après Merry-Joseph Blondel,

    La Circassienne au bain ou La Baigneuse, 1814, huile sur toile, 200 x 140 cm
    Voir en grand

     

    Le malheureux propriétaire de l’œuvre décide de ne pas en rester là. De retour sur la terre ferme, l’homme d’affaires réclame à la compagnie du bateau, la White Star Line, une somme astronomique en guise de compensation financière.

    Il faut dire qu’à l’époque, la cote du peintre Blondel sur le marché de l’art est très élevée... Cela ferait même de La Baigneuse la plus importante perte matérielle du naufrage du Titanic !

     

    On fait trempette…

    Merry-Joseph Blondel,

    Vénus guérit Énée, 1805-1810, huile sur toile, 127 x 96 cm, Museo del Prado, Madrid
    Voir en grand

     

    On fait trempette…

    Jean-Auguste-Dominique Ingres, Portrait de Merry-Joseph Blondel, dessin
    Voir en grand

     

    Sur le naufrage du Titanic (vidéo)

    http://www.lci.fr/international/video-le-naufrage-du-titanic-s-est-joue-a-deux-secondes-de-trop-2022460.html

     

    Sur la découverte de l’épave du Titanic (vidéo)

    http://www.dailymotion.com/video/xpy16c_video-exclusive-de-la-decouverte-du-titanic-par-robert-ballard_tech

     

    Article paru dans Artips


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique