• En termes de technologie, l’aviation a certainement représenté l’une des avancées les plus fulgurantes du XXème siècle. Le développement des nouvelles technologies, mais aussi les guerres, ont entraîné des besoins aéronautiques toujours plus importants. L’avion est désormais l’un des moyens de transport privilégiés par l’Homme. Le DGS vous présente 10 dates qui ont fortement marqué le domaine de l’aviation. 

     

    Le 17 décembre : Le premier avion

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation


     Avant cette date, les engins volants étaient des planeurs. Les frères Wright conçoivent le premier avion à moteur qu’ils fabriquent eux-mêmes, le Flyer. Ils effectuent leur premier vol le 17 décembre 1903. Les années suivantes, ils améliorent le Flyer et arrivent à effectuer des virages. En 1905, le Flyer III vole pendant 39 minutes.

     

    Le 25 juillet 1900 : Louis Blériot traverse la Manche

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation

     

    Louis Blériot, pilote pionnier de l’aviation française, décolle au lever du soleil le 25 juillet 1909 à bord du Blériot XI, avion qu’il a lui-même conçu avec Raymond Saulnier. Il effectue le trajet entre Les Baraques (près de Calais) et Douvres (en Angleterre) en 37 minutes.

     

    Le 21 mai 1927 : Charles Lindbergh relie New-York à Paris en solitaire

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation

     

    Charles Lindbergh, surnommé « l’aigle solitaire », traverse l’océan Atlantique du 20 au 21 mai 1927 en 33 heures à bord de son avion The Spirit of Saint Louis. Après son vol, sa renommée est telle qu’il devient un interlocuteur très estimé dans le domaine de l’aviation.

     

    Le 27 août 1939 : Le premier vol d’un avion à réacteur

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation

     

    Le Heinekel He 178 est le premier avion à réacteur de l’histoire de l’aéronautique. Conçu par la société allemande Heinekel entre les deux guerres, il s’agit d’un avion expérimental qui révolutionne le domaine de l’aviation.

     

    Le 4 août 1938 : Mise en service du Spitfire

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation

     

    Le Submarine Spitfire est l’avion le plus utilisé par la Royal Air Force et les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale. Ses nombreuses variantes sont utilisées dans tous les types de combats et de missions. Sa production continue après 1945, atteignant un total de 22 000 appareils, un exploit pour un avion de chasse.

     

    Le 14 octobre 1947 : Chuk Yeager franchit le mur du son pour la première fois

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation

     

    C’est à bord du Bell X-1 que l’Américain Chuck Yeager franchit pour la première fois le mur du son (1 224 km/h) en vol horizontal, une véritable prouesse à l’époque.

     

    Le 27 juillet 1949 : Vol du premier avion de ligne

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation

     

    Le de Havilland DH 106 Comet, conçu par la société britannique Havilland, effectue son tout premier vol le 27 juillet 1949. Cette période correspond au développement des avions commerciaux, la fin de la Seconde Guerre mondiale et la paix retrouvée entraînant de plus en plus de personnes à vouloir voyager. Le Comet connaît des problèmes techniques après sa commercialisation, mais ses dérivés, à l’image du Comet 4, sont utilisés pendant plus de trente ans.

     

    Le 2 mars 1969 : Le premier vol du Concorde

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation

     

    Le Concorde est le fruit de l’association entre Sud-Aviation et la British Aircraft Corporation. Lors de sa mise en service, cet avion de ligne supersonique a battu tous les records. En plus d’être le premier appareil civil à être doté de commandes électriques analogiques, il atteint une vitesse maximale de 2 179 km/h. Le Concorde effectue son dernier vol le 26 novembre 2003.

     

    Le 27 avril 2005 : Le premier vol de l’Airbus A380

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation

     

    L’Airbus A380 est le plus gros avion de ligne connu à ce jour, il peut transporter jusqu’à 853 passagers sur deux étages. Conçu par Airbus, il est aujourd’hui utilisé par plusieurs compagnies aériennes majeures, comme British Airways, Lufthansa ou Air France.

     

    Le 7 juillet 2010 : Le premier vol du Solar Impulse

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation

     

    Le Solar Impulse est le projet des Suisses Bertrand Picard et André Borschberg. Il est le premier avion dont les moteurs sont alimentés uniquement grâce à l’énergie solaire, et donc non polluant. Le 7 juillet 2010, il effectue un premier vol de 26 heures. A terme, les deux aéronautes espèrent pouvoir effectuer un tour du monde à bord du Solar Impulse.

     

    Et en 2040, le premier vol qui relie Paris à Sidney en 50 minutes

    Les dates qui ont marqué l’histoire de l’aviation

     

    Le SpaceLiner est un concept d’avion suborbital hypersonique développé par le Centre spatial allemand de l’aéronautique et de l’espace. Il pourrait transporter 50 passagers et relier Paris à Sydney en seulement 50 minutes ! Les aéronautes allemands travaillent très méticuleusement sur ce projet, le SpaceLiner devrait voir le jour dans les années 2040.

    Les étapes qui ont été franchies dans le domaine de l’aviation au cours des 100 dernières années sont gigantesques. Difficile de croire qu’un seul siècle sépare le Flyer et l’Airbus A380. À la rédaction, nous sommes ébahis par les progrès effectués dans l’aviation.

    Article paru dans Daily Geek Show


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  • La Reine du crime est aussi une poule aux œufs d'or
     

    AGATHA CHRISTIE writer, holding a Rhodesian carving 1890 - 1976 - MARY EVANS/SIPA

     

    Agatha Christie est l'auteure le plus profitable du Masque. Elle a vendu 2 milliards de livres.

    « Le crime ne paie pas ». C'était le titre de l'un des romans d'Agatha Christie. Las ! Agatha Mary Clarissa Miller, alias Agatha Christie, est la vivante démonstration du contraire. Le crime paie, et même sacrément bien lorsqu'il est raconté avec talent. Les livres de la romancière, dont Le Masque salue les « quatre-vingt-dix ans d'édition de l'œuvre » et dont il détient les droits d'exploitation, sont les plus lus au monde... Juste après la Bible et Shakespeare. Comment s'étonner, alors, que, rebaptisée par les médias - avec un respect teinté d'effroi - « La Reine du crime », Agatha Christie, décédée en 1976, constitue encore une véritable poule aux œufs d'or pour ses héritiers, avec ses 2 milliards de livres vendus, édités en 100 langues, tirés de ses 66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre ?

    A la différence de sir Arthur Conan Doyle, également publié aux Editions du Masque et dont les droits sont tombés dans le domaine public, ceux d'Agatha Christie demeurent, en effet, la propriété jalouse de sa descendance. En 1955, méfiante et échaudée par plusieurs éditeurs indélicats, l'écrivain avait fondé Agatha Christie Ltd (ACL), société propriétaire de ses droits littéraires et médiatiques. Présidé et régi désormais par l'arrière-petit-fils de la romancière, James Pritchard, ACL continue d'être détenu à hauteur de 36 % par la famille mais a cédé, à prix d'or, les 64 % restants à la société Acorn Productions, filiale de RLJ Entertainment. Le prix de cession reste énigmatique. Mais, à Londres, on évoque le versement annuel de 4 millions de livres sterling.

    Royalties colossales

    Sans surprise, la petite entreprise Agatha Christie Ltd ne cesse alors de prospérer, et les royalties qui continuent d'être dégagées par Hercule Poirot et Miss Marple - notamment grâce aux adaptations télévisées - sont colossales. Tout le monde y gagne. Diffusée sur France 2 du 26 août au 14 octobre 2016, la collection « Les Petits Meurtres d'Agatha Christie » a permis à la chaîne de récolter 19,4 % de part d'audience en prime time et de réunir 4,7 millions de téléspectateurs. Une performance bien supérieure à la moyenne générale de 13,4 % réalisée sur l'année 2016. La chaîne britannique ITV avait donné le ton en confiant, en 1988, le personnage d'Hercule Poirot à l'acteur David Suchet, prélude à 70 aventures.

    Mais le commerce des produits dérivés - BD (cinq albums publiés aux éditions Claude Lefrancq entre 1995 et 1997), jeux vidéo, - ainsi que le « business des suites » ne sont pas moins lucratifs. Certes, tous les projets sont minutieusement étudiés avant passage à l'acte. A commencer par « Meurtres en majuscules », en 2014, poursuite post-mortem des aventures de Poirot, rédigé par Sophie Hannah, une auteure britannique de recueils de poésie et de polars. Salué par la critique française, le roman été vendu à 26.000 exemplaires. Le second, « La mort a ses raisons », publié en 2016, a été tiré à 50.000 exemplaires, dont 20.000 ont été vendus. Un tome 3 est prévu pour l'automne 2018 et un tome 4 pour 2020. Enfin, le 22 novembre devrait sortir le remake du film de Sidney Lumet « Le Crime de l'Orient-Express » (1974), réalisé et interprété par Kenneth Branagh. En haut de l'affiche, pléthore de noms connus tels que Judi Dench, Johnny Depp ou encore Penélope Cruz.

    Article paru dans Les Echos


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  • Ce bonsaï a survécu au tragique bombardement d’Hiroshima

     

    Au début du mois d’août 1945, le Japon connaissait l’un des événements les plus violents et dévastateurs de son histoire : les bombes tombaient sur Hiroshima et Nagasaki. De ces jours subsistent de nombreux vestiges mais rares sont ceux à être aussi beaux et porteurs d’espoirs que le bonsaï de la famille Yamaki. 


    Planté en 1625, ce pin blanc aura connu une longue et riche existence : cet arbre appartenant alors à la famille Yamaki, installée à Hiroshima au Japon, est un témoin de l’histoire humaine. En effet, il fait partie des rares survivants de l’horreur qui a frappé le pays 6 août 1945.

     

    Ce bonsaï a survécu au tragique bombardement d’Hiroshima

     

    A 7h09, un bombardier est repéré par l’armée japonaise et c’est à 8h16 que son chargement explose à 587 mètres au-dessus du sol. 75 000 personnes sont tuées dont deux tiers sont des civils et le bilan ne fera que s’aggraver durant les semaines suivant l’attaque. Une grande partie de la ville est réduite à néant : ses bâtiments sont détruits et tout ce qui en faisait la beauté n’existe plus. Pourtant, le pin blanc de la famille Yamaki, lui, reste debout.

    En 1976 et à l’occasion du bicentenaire de l’indépendance des États-Unis, le Japon fait parvenir 53 bonsaïs tirés des collections du Nippon Bonsïa et Penjing Museum sur le territoire américain, dont le fameux arbre des Yamaki. Il aura tout de même fallu attendre 2001 pour connaître l’histoire du pin blanc : au mois de mars, l’Institut Japonais du Bonsaï reçoit la visite de Shigeru Yamaki et Akira Yamaki, les héritiers de la famille à la recherche de « l’arbre de leur grand-père ».

     

    Ce bonsaï a survécu au tragique bombardement d’Hiroshima

     

    Ce sont ces deux frères qui ont révélé aux directeurs du lieu l’importance qu’avait cet arbre : son histoire, incontestablement liée à celle de son pays en fait un élément culturel important. Aujourd’hui installé à Washington dans la National Bonsaï Fondation, l’arbre est un témoin de la guerre devenu un symbole de paix et d’espoir.

    Article paru dans Daily Geek Show


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  • Alésia, ce nom vous dit forcément quelque chose, mais quoi exactement ? Une célèbre bataille de l’Antiquité ? Ou encore une station du métro parisien ? Et vous avez raison, mais au-delà de ça, que savez-vous vraiment de ce lieu chargé d’histoire qui a changé la face de l’antiquité romaine, marqué les imaginaires et incarné plus de 150 ans d’archéologie ?  

     

    Un des grands mythes fondateurs de notre pays

    Jules César d’après l’antique, statue en marbre (1688-1694) par Ambrogio Parisi (1676 ? – 1719) – Installée au jardin des Tuileries (Paris, 1er arrondissement) en 1800.

     

    Aux environs des années 50 avant J.-C., Jules César est envoyé par le Sénat romain pour pacifier les Gaules afin d’étendre l’emprise romaine et accessoirement les zones de commerce. Débutent alors plusieurs années de campagnes marquées par des rapines, des massacres et des pillages.

    Les légions romaines, épaulées par des alliés gaulois « pacifiés », sont chargées de « discipliner » les peuples gaulois turbulents. Profitant des rivalités entre clans et de la possibilité de ramener beaucoup d’or et d’esclaves des Gaules, mais également d’augmenter l’influence romaine, Jules César et ses hommes mettent un certain zèle à leur ouvrage.

    Mais voilà, en face, un chef gaulois du nom de Vercingétorix, élevé à la romaine, décide de se dresser face aux légions romaines. Il parvient à s’allier à de nombreux clans gaulois et mène pendant plusieurs années la lutte face à César, marquée notamment par la victoire gauloise de Gergovie. Mais l’agrégat de tribus percluses de rivalités, et malgré le charisme de son leader, ne peut rivaliser avec l’armée romaine et ses légions toujours plus nombreuses. Et en 52 avant J.-C. a lieu la bataille décisive en Bourgogne, non loin de Dijon. Les deux armées s’affrontent pendant plusieurs longues semaines à Alésia.

    Un des grands mythes fondateurs de notre pays

     Carte de la Guerre des Gaules 

     

    Les Gaulois, retranchés dans un fort au sommet d’une colline à Alise-Sainte-Reine (en Côte-d’Or) sont encerclés par 10 à 12 légions romaines. Avec l’aide d’une armée de secours, ils tentent à plusieurs reprises de franchir les 30 km de fortifications érigées par les romains. Mais chaque tentative échoue et Vercingétorix finit par se rendre ou, selon les écrits de César dans sa Guerre des Gaules, dans un geste théâtral, Vercingétorix a jeté ses armes aux pieds de César en signe de reddition. Cet acte a profondément marqué l’imaginaire des artistes et cette scène est le sujet de nombreux tableaux.

    Un des grands mythes fondateurs de notre pays

    Statère arverne à la légende de (VERCI) NGETORIX(S), or, origine : trésor monétaire de Pionsat N45 – Musée d’archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

     

    Suite à la victoire romaine, l’ensemble des Gaules est considéré comme soumis et pacifié sous l’égide de la République romaine. Un oppidum est construit à la place de l’ancien fort. C’est le début de la période gallo-romaine qui va durer jusqu’aux grandes invasions du IVe siècle qui ont fait reculer inexorablement l’influence romaine.

    Le débat sur l’emplacement de la bataille d’Alésia fait alors rage pour diverses raisons, mais principalement pour des causes politiques de concurrence régionale ou encore, au XIXe siècle, comme marqueur d’opposition au pouvoir central qui soutient la localisation historique à Alise-Sainte-Reine. Devant l’importance de l’affaire, l’empereur des français, Napoléon III, lance des fouilles dès 1861 sur le site d’Alise-Sainte-Reine.

    Alésia aurait pu rester une bataille parmi tant d’autres, mais voilà que les historiens, fervents défenseurs de l’identité nationale française, y ont vu un acte fondateur

    Les fouilles révèlent un très riche matériel archéologique et livrent un nombre d’ossements humains et équins ensevelis sans rites funéraires typiques des pratiques de l’époque, ce qui laisse à penser à une zone de grande bataille. L’analyse des ossements de chevaux, tout particulièrement, a mis en évidence la présence d’espèces typiquement gauloises, germaines et romaines, attestant de l’affrontement de ces trois cavaleries.

    Le nombre de vestiges d’armements et les traces de fortifications attestent également la théorie de la zone d’une grande bataille. Tous ces éléments, recoupés à la description des lieux et des forces en présence dans les mémoires de Jules César, semblent corroborer l’emplacement de la grande bataille d’Alésia sur ce site.

    Un des grands mythes fondateurs de notre pays

     Vercingétorix jette ses armes aux pieds de Jules César par Lionel Royer, 1899, Musée CROZATIER du Puy-en-Velay 

     

    Cependant, d’autres sites se réclament être l’emplacement d’Alésia dont Chaux-des-Crotenay dans le Jura. Cette thèse est écartée par la communauté scientifique au vu des résultats de fouilles du XIXème siècle puis de la grande campagne de 1990.

    Le grand site archéologique est visitable depuis 150 ans

    La grande majorité du matériel archéologique découvert au XIXème siècle est maintenant conservée au Musée National d’Archéologie de Saint-Germain-en-Laye. Les résultats des fouilles des années 1990 à nos jours se trouvent en réserve dans l’ancien musée départemental aujourd’hui fermé. Le grand site archéologique de l’oppidum d’Alésia, datant de la période Gallo-romaine, mis au jour au XIXème siècle, est pour sa part visitable depuis plus de 150 ans.

    L’on y trouve les restes d’un grand théâtre pouvant accueillir 4 000 à 5 000 spectateurs ainsi qu’un temple, des rues, des échoppes. Les vestiges ont été arasés lors de la construction de la ville en contre-bas, les pierres ayant été réemployées. Aussi, le site est particulièrement lisible depuis le ciel.

     

    Un des grands mythes fondateurs de notre pays

     Théâtre antique de la ville gallo-romaine d’Alésia 

     

    Les vues aériennes ont été d’une grande aide aux archéologues pour retrouver les routes et les zones de fortifications romaines qui s’étendaient sur une trentaine de kilomètres. Ces témoins du passé se trouvent au milieu des champs et il n’est pas rare que des éléments archéologiques refassent surface au moment des labours.

    Outre l’archéologie, l’historiographie révèle que, dès le IXème siècle, les moines bénédictins avaient fait le rapprochement entre Alésia et  Alise-Sainte-Reine

    En 1784, Pierre Laureau, écuyer du comte d’Artois, effectue des fouilles sur le mont Auxois qui permettent de mettre au jour des monnaies et des inscriptions. La découverte à Alise, en 1839, de l’inscription mentionnant ALISIIA (CIL XIII, 2880) ajouta un élément important pour l’identification du site, et malgré les débats linguistiques sur le radical celtique alis-, il est un élément déterminant de la localisation.

    Depuis lors, le site d’Alésia est devenu un lieu touristique avec ses vestiges à ciel ouvert et sa grande statue de Vercingétorix réalisée par Aimé Millet en 1865.

    Un des grands mythes fondateurs de notre pays

     Vue extérieure du Muséoparc d’Alésia 

     

    Dès cette époque, Vercingétorix devient une grande figure de la Nation et de la résistance à l’envahisseur. Cette aura est renforcée après la défaite de Sedan en 1870 où la France ayant perdu l’Alsace et la Lorraine cherche des héros et des défaites « glorieuses » à l’image de Vercingétorix ou encore de Roland à Roncevaux.

     

    Un des grands mythes fondateurs de notre pays

    Statue de Vercingétorix par Millet, 1865, Alésia

     

    Depuis 2012, l’attrait touristique du lieu est renforcé par l’ouverture du Muséoparc d’Alésia, un vaste bâtiment circulaire de 52 m de diamètre, construit par l’architecte Bernard Tschumi, rappelant l’encerclement des gaulois par les romains. Une exposition permanente dédiée à la bataille historique, des expositions temporaires annuelles et des démonstrations de batailles et de fortifications constituent l’offre de ce centre d’interprétation.

    L’exposition permanente explique le déroulement de la bataille, les armements des différents belligérants, les choix tactiques et les différentes campagnes archéologiques. Elle s’attache à déconstruire les idées reçues sur les gaulois, longtemps présentés comme des barbares. Situé à 3 km des vestiges archéologiques de l’oppidum et de la statue emblématique de Vercingétorix, il doit constituer à terme un ensemble avec un musée en projet, situé sur la colline. Des fouilles d’archéologie préventive sont en cours et observables.

    Un des grands mythes fondateurs de notre pays

    Le Muséoparc d’Alésia 

     

    Riche d’une longue histoire militaire, politique et archéologique, Alésia déchaîne les passions et nous révèle un pan méconnu de notre histoire.

    Si cette période historique vous intéresse, nous vous conseillons le lien ci-dessous : Partez à la découverte des plus beaux vestiges Gallo-romains de France. 

    Article paru dans Daily Geek Show 


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  • 10.000 espèces d’arbres dans le monde menacées d’extinction
     Sur les 60.065 sortes d’arbres différentes que compte le monde, 9.600 au moins sont menacées d’extinction. - KONRAD K/SIPA

     

    La première étude universelle sur les arbres a été publiée cette semaine par le Botanic Gardens Conservation International (BGCI).

    Avec une bonne partie de sa superficie recouverte par la forêt amazonienne, il n'est pas très étonnant que le Brésil soit le pays qui compte la plus grande variété d'arbres sur son territoire au monde. Au total, la première étude universelle sur les arbres publiée cette semaine par le Botanic Gardens Conservation International (BGCI) y recense 8.715 espèces dont 4.333 sont endémiques. Ce qui fait du pays, le premier au monde dans ces deux catégories.

    Au-delà du classement des pays, ce que met surtout en lumière cette étude, c'est le risque qu’encourent de nombreuses espèces. Ainsi, sur les 60.065 sortes d'arbres différentes que compte le monde, 9.600 au moins sont menacées d’extinction. Parmi elles, 300 sont en situation très critique, présentant une population de 50 arbres ou moins.

    Encore 40.000 espèces à étudier

    Un chiffre qui pourrait être en réalité bien supérieur car cette analyse détaillée du nombre d'entité par espèces n'a pour l'instant été menée par le BGCI que sur 20.000 d'entre elles. Le degré de conservation des 40.000 autres espèces n'a, jusqu'ici, jamais été évalué. Mais une « proportion importante » d'entre elles - probablement un cinquième - pourrait disparaître selon Paul Smith, secrétaire général du Botanic Gardens, dont le siège est à Londres et compte plus de 100 adhérents dans le monde.

    Pour tenter de les préserver, les botanistes collectent systématiquement des graines qu'ils replantent ou conservent, afin d'empêcher toute nouvelle extinction d'espèce liée à la déforestation ou à la surexploitation des forêts. Paul Smith reconnaît qu'il peut « sembler surprenant qu'on ait attendu 2017 pour publier cette liste ». « Mais c'est un effort scientifique gigantesque, qui reprend le travail de milliers de chercheurs sur plusieurs siècles », a-t-il précisé. Pour réaliser cette étude, qui se veut exhaustive, l'organisation a en effet compilé des documents provenant de plus de 500 sources différentes, avec des botanistes du monde entier.

    Quelle répartition des arbres dans le monde ?

    Si le plus grand nombre d'espèces d'arbre au monde se trouve au Brésil (8.715 espèces), viennent ensuite la Colombie (5.776) et l'Indonésie (5.142). Mises à part les régions de l'Arctique et de l'Antarctique, où aucun arbre n'est recensé, l'Amérique du Nord présente la plus faible diversité, avec seulement 1.400 espèces.

    Au total, 58 % des espèces sont présentes dans un seul pays. Ainsi, 4.333 espèces se trouvent uniquement au Brésil, contre 2.991 à Madagascar et 2.584 en Australie selon le BGCI, organisation qui réunit environ 2.500 jardins botaniques à travers le monde.

    Source AFP


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