• Depuis des milliers d’années, l’Homme laisse derrière lui des traces sur son passage à travers de sublimes vestiges. Bien plus antiques que les pyramides d’Égypte, ces 10 plus anciennes constructions ébahissent encore aujourd’hui les visiteurs du monde entier. 

    Le cairn de Barnenez en France  

    Les constructions les plus anciennes au monde

    La construction la plus ancienne dans le monde remonte à 4850 avant J.-C., soit quelque 2 100 ans avant la plus ancienne pyramide d’Égypte. Situé en France, le cairn de Barnenez est un monument se trouvant dans la commune de Plouezoc’h, sur la côte nord du Finistère, en Bretagne. Les vestiges d’un deuxième cairn, Kerdi Bihan, plus petit et fortement endommagé, se trouvent à une centaine de mètres au nord-ouest de Barnenez. Certains scientifiques trouvent réducteur de considérer les cairns sous leur seul aspect fonctionnel de sépultures, ils soumettent l’hypothèse que ces monuments démesurés et prestigieux ont peut-être d’abord une signification symbolique.

    Les tumuli de Bougon en France  

    Les constructions les plus anciennes au monde

    La deuxième construction la plus ancienne du monde se trouve également en France. Les tumuli de Bougon forment une nécropole datée de 4700 ans av. J.-C. Cette nécropole avait le même aspect fonctionnel que le cairn de Barnenez, abritant ainsi les vestiges des civilisations préchrétiennes et d’autres activités sacrées. Un musée de la Préhistoire a été construit à proximité des tumuli par le Conseil général des Deux-Sèvres.

    Le tumulus Saint-Michel en France  

    Les constructions les plus anciennes au monde

    La troisième plus ancienne construction remonte à plus de 4500 avant J.-C. et se trouve également sur le sol français dans la région de Carnac. Le tumulus Saint-Michel est formé d’une butte de terre et de pierres de 125 mètres de long, 50 mètres de large et 10 mètres de hauteur. Exploré en 1862, les chercheurs ont trouvé à l’intérieur un caveau central renfermant un mobilier funéraire incroyable.

    Le mont d’Accoddi en Italie 

    Les constructions les plus anciennes au monde

    Le mont d’Accoddi est un fabuleux site archéologique situé en Sardaigne dont la construction remonte entre 3650 et 4000 avant J.-C. Partiellement reconstruit pendant les années 1980, il est diversement décrit comme un autel, un temple ou une pyramide.

    La ferme de Knap of Howar en Écosse 

    Les constructions les plus anciennes au monde

    La ferme de Knap of Howar est l’une des plus vieilles fermes du nord de l’Europe encore conservée. Située en Écosse, les scientifiques estiment que la maison daterait de 3500 av. J.-C. à 3100 av. J.-C.

    Ġgantija à Malte 

    Les constructions les plus anciennes au monde

    Ġgantija (« tour des géants » en maltais) est le nom d’un ensemble de deux temples situés à Malte au centre de l’île de Gozo.

    West Kennet Long Barrow en Angleterre 

    Les constructions les plus anciennes au monde

    West Kennet Long Barrow est un tumulus situé près de Silbury Hill dans le sud de l’Angleterre. La construction de West Kennet Long Barrow a commencé vers 3600 av. J.-C., soit environ 400 ans avant Stonehenge.

    Listoghil en Irlande 

    Les constructions les plus anciennes au monde

    Irrigué en 3550 avant J.-C., Listoghil en Irlande se classe au huitième rang dans la liste des plus anciennes constructions du monde. Il fait partie des tombes préhistoriques du groupe Carrowmore.

    Le dolmen de Pentre Ifan, Pays de Galles 

    Les constructions les plus anciennes au monde

    Le dolmen de Pentre Ifan est érigé 3500 ans av. J.-C. Il se situe près du village de Nevern, dans le Pembrokeshire, au Pays de Galles.

    Site archéologique de Sechin Bajo au Pérou 

    Les constructions les plus anciennes au monde

    Le site archéologique de Sechin Bajo se place en dixième position dans le classement des plus anciennes constructions du monde. Situé au Pérou, cet endroit extraordinaire daterait de près de 3500 avant J.-C.

    Article paru dans Daily Geek Show


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  • Ces 10 femmes d’exception ont eu une incidence significative sur diverses avancées scientifiques dans des domaines tels que la paléontologie, la médecine, la physique… et pourtant elles sont encore méconnues. Le DGS vous offre donc une chance de découvrir ces femmes qui ont grandement participé à l’évolution scientifique au cours de l’Histoire. 

    Mary Anning (1799-1847) : Paléontologue  

    10 femmes oubliées par les manuels scolaires qui ont pourtant révolutionné la science

    Elle n’avait que 12 ans lorsqu’elle et son petit frère ont découvert un squelette d’ichtyosaure près de leur ville natale en Angleterre, dès lors elle se passionne pour cette science qui étudie les fossiles. Le plus souvent elle attendait la fin d’une tempête pour partir fouiller espérant que le vent et l’eau aient ouvert l’accès à de nouveaux fossiles enfouis sous les couches calcaires. Ainsi, elle a pu découvrir les premiers squelettes complets de ptérodactyles.

    Même si ses recherches ont été utilisées par les scientifiques de son époque, elle n’a jamais été admise au sein des milieux scientifiques officiels, et on n’a jamais cité son nom même en parlant de ses découvertes.

    Alice Hamilton (1869-1970) : Chercheuse en maladies professionnelles 

    10 femmes oubliées par les manuels scolaires qui ont pourtant révolutionné la science

    Avec un doctorat en médecine en poche, obtenu à l’université du Michigan en 1893, Alice s’est lancée dans des études sur les conditions de travail en entreprises, principalement celles qui utilisaient du plomb, du mercure ou encore d’autres substances toxiques. Elle a pu ensuite établir un tableau récapitulant les effets sur la santé des travailleurs comme par exemple les coliques, les crampes et la perte de poids causés par l’exposition au plomb.

    Lise Meitner (1878-1968) : Physicienne  

    10 femmes oubliées par les manuels scolaires qui ont pourtant révolutionné la science

    Le scientifique allemand Otto Hahn a reçu le prix Nobel de chimie en 1944 pour sa découverte de la fission nucléaire, mais ce que beaucoup ignorent c’est que le physicien et l’Académie des sciences de Suède ont omis de préciser que c’est Lise Meitner qui était à l’origine de cette étude et qu’elle a travaillé dessus avec Hahn pendant 30 ans, d’ailleurs elle a su expliquer les résultats des études à son neveu Otto Frisch. D’origine juive, elle quitte l’Institut de chimie Kaiser Wilhelm à Berlin en 1938 et déménage en Suède suite à un manque de soutien financier. Le meitnérium, élément chimique artificiellement synthétisé, a été nommé en son honneur.

    Inge Lehmann (1888-1993): Sismologue 

    10 femmes oubliées par les manuels scolaires qui ont pourtant révolutionné la science

    Passionnée par les mouvements terrestres, elle étudiait les ondes sismiques émanant de l’autre côté de la Terre, alors qu’elle vivait au Danemark, un pays très calme en termes de catastrophes naturelles. C’est de cette manière qu’elle a pu découvrir le noyau interne de la Terre. Elle a pu arriver à la conclusion qu’au centre de la Terre se trouvait un noyau solide, complétant ainsi les recherches du sismologue allemand Beno Gutenberg qui a démontré en 1930 que la Terre possédait un noyau liquide.

    Hilde Mangold (1898-1924) : Embryologue 

    10 femmes oubliées par les manuels scolaires qui ont pourtant révolutionné la science

    L’embryologue allemand Hans Spemann, a reçu en 1935 un prix Nobel de médecine pour la découverte de l’effet organisateur dans le développement des embryons. Lors de son discours il n’a prononcé que deux fois le nom de son étudiante Hilde Mangold, alors que c’est sur la thèse de celle-ci que repose la base de ce succès. Elle a réussi en 1920, lors d’expériences, à transplanter un morceau de tissu embryonnaire d’une espèce sur une autre avec pour résultat la formation de jumeaux siamois génétiquement différents. Hilde a ainsi prouvé que l’embryon avait une section de cellules responsables du développement du système nerveux central et de la colonne vertébrale. Malheureusement Hilde est morte suite à l’explosion d’un réchaud à gaz l’année de la publication de son travail scientifique.

    Elsie Widdowson (1906-2000) : Diététicienne  

    10 femmes oubliées par les manuels scolaires qui ont pourtant révolutionné la science

    Elle a participé à l’élaboration d’un régime utilisé par le gouvernement britannique lors de la Seconde Guerre mondiale, à base de chou, de pommes de terre et de pain avec de la craie. Elle testait les effets de différents minéraux et vitamines sur son propre corps en se faisant des injections. Son travail a jeté les bases de la diététique et est à l’origine de l’idée de l’alimentation saine.

    Virginia Apgar (1909-1974) : Anesthésiste 

    10 femmes oubliées par les manuels scolaires qui ont pourtant révolutionné la science

    Elle a proposé en 1952 son propre système pour évaluer l’état d’un nourrisson aux premières minutes de sa vie, avant cela il n’existait aucun moyen de déterminer si tout allait bien avec le nouveau-né. Aujourd’hui, le score d’Apgar est utilisé dans le monde entier et le résultat est annoncé aux parents et au pédiatre en même temps que la taille et le poids. Une vraie innovation pour le domaine obstétrique.

    Chien-Shiung Wu (1912-1997) : Physicienne 

    10 femmes oubliées par les manuels scolaires qui ont pourtant révolutionné la science

    Cette Américaine d’origine chinoise est surtout connue pour avoir infirmé la loi de conservation de la parité qui déclarait que les particules qui se répètent de façon symétrique se comporteront de la même manière. En 1956, elle a effectué une expérience qui a démontré que sous certaines conditions, le principe ne s’appliquait pas. Cette recherche lui a permis de décrocher le prix Nobel de physique un an plus tard.

    Ann McLaren (1927-2007) : Embryologue  

    10 femmes oubliées par les manuels scolaires qui ont pourtant révolutionné la science

    Dès le milieu des années 1950, McLaren et ses employés ont réussi à féconder l’ovule d’une souris hors de l’utérus et ont ensuite implanté les embryons à une mère porteuse. Suite à la réussite de cette expérience, McLaren a envoyé un télégramme à son collègue pour lui annoncer : « 4 bébés-éprouvettes sont nés ! »

    Stephanie Kwolek (1923-2014) : Chimiste  

    10 femmes oubliées par les manuels scolaires qui ont pourtant révolutionné la science

    C’est l’inventrice du Kevlar, ce matériau pare-balles très utile aux forces de l’ordre. Chimiste de formation bien qu’elle ait toujours rêvé de devenir médecin, elle est entrée à l’entreprise américaine DuPont avec l’intention de gagner de l’argent pour entrer à l’école de médecine. Mais elle a fini par se passionner par son travail et s’est spécialisée. En 1964, son groupe a été chargé de développer un matériau qui pourrait remplacer le cordon en acier dans les pneus de voiture. Le Kevlar, qu’ils ont créé, était au final cinq fois plus résistant que l’acier et beaucoup plus léger. De nos jours, il est utilisé dans tous les domaines, des instruments de cuisine aux vaisseaux spatiaux.

    Ces femmes comptent parmi les plus grandes scientifiques du monde. Elles ont effectué des découvertes capitales qui ont mené à des innovations dans différents domaines. A la rédaction, nous sommes très heureux de pouvoir mettre en avant le travail formidable de ces femmes dont la reconnaissance n’a pas été à la hauteur de leurs réalisations. Pour vous, quelles sont les raisons qui expliquent l’absence de ces femmes dans les manuels scolaires ?

    Article paru dans Daily Geek Show


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  • Lieu emblématique de Paris jusqu’à sa destruction qui débuta en 1789, la prison de la Bastille a participé à l’histoire de France puisque plusieurs milliers de prisonniers y furent enfermés, et notamment de grandes figures du pays ou célébrités de l’époque. En voici quelques-unes. 

    Hugues Aubriot 

    Personnages de l’histoire de France qui ont été enfermés dans la prison de la Bastille

    Nommé prévôt de Paris par Charles V en 1364, Hugues Aubriot entreprend de grands travaux dans la capitale, comme la construction du pont Saint-Michel, du petit Châtelet (sorte de petit fort destiné à assurer la sécurité d’un lieu) de l’Hôtel-Dieu ou de la prison de la Bastille. A la mort du roi, cependant, il est finalement enfermé dans la prison qu’il a fait édifier. Il en sort l’année suivante et meurt peu de temps après.

    François de Montmorency 

    Personnages de l’histoire de France qui ont été enfermés dans la prison de la Bastille

    Au 16ème siècle, François de Montmorency fut notamment gouverneur de Paris. En 1574, alors qu’il fait partie de la « Conjuration des Malcontents », un plan visant à faire évader François d’Alençon et Henri de Navarre (qui deviendra Henri IV) de la cour de France pour évincer Catherine de Médicis et placer François d’Alençon sur le trône de France , il finit par être emprisonné à la Bastille avant d’être libéré dans l’année qui suit et de mourir en 1579.

    L’homme au masque de fer 

    Personnages de l’histoire de France qui ont été enfermés dans la prison de la Bastille

    Célèbre prisonnier de la Bastille, l’homme au masque de fer a été l’objet de très nombreuses œuvres. Incarcéré sans motif et sans qu’on connaisse son nom, il est mort en captivité en 1703 après 30 ans dans la prison parisienne. De nombreuses thèses existent encore sur son identité, comme la possibilité qu’il soit le frère jumeau de Louis XIV. La plupart des théories s’accordent cependant sur un point : le prisonnier aurait été de sang royal et certainement enfermé pour des raisons politiques.

    Voltaire 

    Personnages de l’histoire de France qui ont été enfermés dans la prison de la Bastille

    Portrait de Voltaire 

    François-Marie Arouet, Voltaire est un écrivain, philosophe et l’une des plus grandes figures des Lumières. Contestataire et engagé, il milite pour une monarchie libérale et modérée. A deux reprises, en 1717 puis en 1726, il est emprisonné à la Bastille, successivement pour offenses envers Philippe II d’Orléans, le régent, puis lorsqu’il est opposé au Chevalier de Rohan dans une dispute.

    Le marquis de Sade

    Personnages de l’histoire de France qui ont été enfermés dans la prison de la Bastille

     Portrait supposé du marquis de Sade 

    Donatien Alphonse François de Sade, homme de lettres et homme politique, a multiplié les séjours en prison au cours de sa vie. En 1778, il intègre celle de Vincennes, puis est transféré vers la Bastille en 1784 et Charenton-Saint-Maurice en 1790. Au final, il passe onze ans d’affilée, condamné pour des mœurs perverses et illégales.

    Latude 

    Personnages de l’histoire de France qui ont été enfermés dans la prison de la Bastille

    Escroc du XVIIIème siècle, Jean Henry dit Masers de Latude est l’un des prisonniers les plus célèbres de France, essentiellement pour ses évasions. En 35 ans, il s’extirpera de plusieurs établissements, et notamment de la Bastille à trois reprises. Il meurt finalement en 1805 après avoir publié des mémoires relatives à ses différentes périodes d’incarcération.

    Jean-Charles-Guillaume Le Prévot de Beaumont 

    Personnages de l’histoire de France qui ont été enfermés dans la prison de la Bastille

    Avocat français né en 1726, Jean-Charles-Guillaume Le Prévot de Beaumont est enfermé à la Bastille en 1768 pour avoir tenté de dénoncer le « pacte de famine », un accord secret consistant à acheter le blé à bas prix pour le stocker et le revendre une fois la disette survenue. Incarcéré à la Bastille puis à Vincennes, à Charenton et finalement à Bicêtre, il ne sortit de prison qu’en 1789, plus de vingt ans plus tard.

    Personnages de l’histoire de France qui ont été enfermés dans la prison de la Bastille

     La prise de la Bastille 

    Les noms et fonctions de ces célèbres prisonniers de la Bastille montrent la dimension politique que revêtait le lieu et son importante pour la royauté française. C’est d’ailleurs en symbole de ce type de pouvoir qu’elle fut détruite, en même temps que la France évoluait vers un régime différent.

    Article paru dans Daily Geek Show


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  • Depuis plusieurs années, le taux de mortalité chez les abeilles est en augmentation extrême. Un phénomène particulièrement inquiétant, notamment lorsque l’on s’intéresse à la grande influence de ces dernières sur l’écosystème de la planète. Plusieurs facteurs sont évoqués quant à leur disparition, et certains sont d’origine humaine. Le Daily Geek Show vous présente 15 chiffres qui vont vous montrer à quel point la préservation des abeilles est une nécessité.  

    Il existe environ 20 000 espèces d’abeilles dans le monde 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    Les abeilles sont des insectes présents sur la quasi-totalité du globe. On recense plus de 20 000 espèces dans le monde, dont 1 960 en Europe et 1 000 en France. Les abeilles et les guêpes sont deux espèces bien distinctes, tandis que les bourdons font partie d’une sous-espèce d’abeilles.

    Une colonie d’abeilles domestiques compte entre 40 000 à 60 000 individus 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    Les abeilles sont des insectes sociaux, qui forment des colonies. En général, elles se composent de 40 000 à 60 000 individus durant le printemps et l’été, alors que leur nombre peut chuter jusqu’à 10 000 voire 5 000 en hiver. Les ouvrières représentent 95 % de la colonie, les mâles sont beaucoup moins nombreux, leur rôle est essentiellement lié à la reproduction. Enfin, la reine est la seule femelle fertile, elle est la mère de tous les membres de la colonie.

    En Europe, 9,2 % des espèces d’abeilles sauvages étudiées sont en voie d’extinction 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 9,2 % des espèces d’abeilles sauvages étudiées en Europe sont en voie d’extinction et 5,2 % d’entre elles le seront dans un avenir proche. Au total, 150 espèces sont en déclin, 244 semblent stables, et 13 en augmentation.

    En France, 20 000 personnes évoluent dans la filière apicole 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    20 000 personnes sont impliquées dans la filière apicole en France, qui inclut le miel et les autres produits liés aux ruches. On compte environ 2 000 apiculteurs professionnels et 98 000 éleveurs amateurs, pour 1 250 000 ruches.

    En 1995, la France produisait environ 33 000 tonnes de miel par an 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    Depuis les années 1970, avec une accélération dès 1980, les populations d’abeilles dans le monde sont en diminution. Dans les années 1990, la production de miel se portait toutefois bien, la France produisait ainsi 33 000 tonnes de miel par an.

    En 2015, la France ne produit plus que 10 000 tonnes de miel par an 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    Vingt ans plus tard, la France ne produit plus que 10 000 tonnes de miel par an, et ce n’est pas un hasard. En 1995, les premiers néonicotinoïdes ont fait leur apparition sur notre territoire. Ces insecticides agissent sur le système nerveux des abeilles. Même si le nombre de ruches est resté stable, le rendement a fortement diminué.

    La mortalité chez les abeilles est passée de 5 % à 30 % entre 1995 et 2015 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    Depuis plusieurs années, le taux de mortalité chez les abeilles a indéniablement augmenté. En France, ce taux est passé de 5 à 30 % en vingt ans. Un phénomène qui est appelé « syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ». Sa cause n’est pas tout à fait identifiée, mais plusieurs facteurs sont évoqués.

    Pendant l’hiver 2006-2007, près de 25 % du cheptel américain a disparu 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    Même si la France connaît une véritable hécatombe en ce qui concerne les abeilles, elle n’est pas la seule. Durant l’hiver 2006-2007, 25 % des abeilles domestiques des États-Unis ont disparu. La cause de ce phénomène n’est pas tout à fait identifiée, mais plusieurs facteurs sont évoqués, comme la pollution atmosphérique, la prolifération des parasites et des prédateurs, ou encore le transport des abeilles. En effet, certaines colonies sont déplacées de ferme en ferme pour offrir des services de pollinisation. Des importations qui ont probablement contribué à diffuser des pathogènes à travers les différentes colonies.  

    Depuis les années 1980, 70 % des fleurs sauvages ont disparu 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    Parmi les causes attribuées à la disparition des abeilles, la destruction de leur habitat est également évoquée. Depuis les années 1980, 70 % des fleurs sauvages ont disparu, les abeilles dépendant de certaines d’entre elles pour se nourrir. Plus inquiétant encore, de nombreuses autres sont amenées à disparaître au cours des prochaines décennies, d’après le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

    Au début du XIXe siècle, le parfum des plantes voyageait dans un rayon de 800 mètres, il ne dépasse plus les 200 mètres aujourd’hui 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    L’odeur agréable des fleurs a en fait un but bien précis. Elle permet à ces dernières de communiquer, notamment avec les insectes qui les butinent, notamment les abeilles. D’après une étude hispano-finlandaise réalisée en 2014, la pollution à l’ozone a un impact ravageur sur le parfum des fleurs. Au début du XIXe siècle, il pouvait voyager 800 mètres, contre 200 mètres aujourd’hui.   

    Les abeilles engendrent 150 milliards d’euros par an pour l’économie 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    Il s’agit d’un chiffre exorbitant. On estime que les abeilles rapportent 150 milliards d’euros par an à l’économie agricole mondiale, et 3 milliards pour la France. Pourquoi ? Grâce à la pollinisation. L’insecte est tout simplement essentiel au processus de reproduction de nombreuses espèces végétales.

    Les abeilles assurent la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales du globe 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    C’est ainsi que les abeilles permettent la reproduction de pas moins de 80 % des espèces végétales dans le monde. En récoltant le pollen sur les fleurs, elles le transportent des étamines (organes mâles) au pistil (organe femelle). La pollinisation est ainsi un aspect fondamental de la biodiversité.

    Les abeilles sont nécessaires à la production de plus de trois quarts des cultures dans le monde 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    L’activité de pollinisation des abeilles est indispensable pour l’agriculture : la majorité des cultures fruitières, légumières, d’épices, de fruits à coques, oléagineuses, protéagineuses, mais aussi de cacao et de café en bénéficient. Au total, on estime que les trois quarts des cultures agricoles dans le monde dépendent des abeilles.

    Les abeilles entrent en jeu dans 35 % de la production alimentaire en tonnage 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    En fait, l’industrie agroalimentaire dépend des abeilles. Ces dernières entrent en jeu dans 35 % de la production alimentaire. C’est notamment pourquoi l’arrivée soudaine du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles effraie autant.  

    Les abeilles jouent un rôle dans 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale 

    Les abeilles sont indispensables à notre survie

    Enfin, le rôle des abeilles dans le chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale est également conséquent, puisque leur activité représente 10 % de ce dernier. Si les abeilles disparaissaient, notre alimentation serait incroyablement moins diversifiée… principalement basée sur la culture de céréales. Il existe très peu de repas auxquels les abeilles ne sont pas associées de par leur activité de pollinisation.

    Aussi fascinants qu’alarmants, ces chiffres mettent en lumière le rôle essentiel des abeilles dans l’agriculture, et donc dans notre alimentation. Leur disparition progressive en est d’autant plus catastrophique, et prouve que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les protéger.

    Article paru dans Daily Geek Show


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  • La sémaphorique Cathédrale de Strasbourg

     

    Au mois d’août 1794, l’année où la cathédrale la plus haute de France, celle de Strasbourg, devenue  temple de la raison est coiffée d’un métallique bonnet phrygien, débute également un projet d’un nouveau genre. Est concerné la coupole arrière de la Cathédrale, que l’on surnomme  « d’r Pfàffakàpp » (la mitre) que les autorités désirent surplomber d’un télégraphe aérien.  La France veut rattacher toutes les frontières à la capitale par des lignes télégraphiques et est alors le premier pays à se doter d’un réseau de télécommunications grâce à son inventeur Claude Chappe (1763-1805). Les plans sont prêts, les travaux chiffrés, mais faute de fonds suffisants, sa réalisation traîne au point que le chantier ne sera pas entamé jusqu’à être officiellement suspendu en août 1797. Trois mois plus tard, le directoire ordonne de reprendre rapidement les travaux, il a pour objectif de relier le plus rapidement possible la ville Badoise de Rastatt où se déroule un important congrès et la rapidité des communications est un enjeu stratégique. Dès le mois de décembre, les charpentiers s’y emploient avec efficacité, Chappe en personne est sur place.  Fin janvier 1798,   il est achevé et fonctionnel.

    D’autres stations intermédiaires fleuriront en Alsace, celui de Saverne émet ses premiers signaux le 31 mai 1798 celui d’Hurtigheim et à Hohengœft qui remplace celui initialement prévu  à Nordheim. Les trois bras articulés du télégraphe sont peints en noir et le système a une efficacité fluctuante suivant les conditions météorologiques et bien évidemment, ne fonctionne pas de nuit. L’avantage sur les pigeons voyageurs, c’est la rapidité à laquelle on peut faire circuler une information sur de très longues distances. Du jamais vu !

    La sémaphorique Cathédrale de Strasbourg


     

    Le dispositif mécanique permet  de créer 192 signaux simples avec lesquels les possibilités alphanumériques étaient encore grandement augmentées en y adjoignant un code capable synthétiser un mot par signe. Le nombre de télégraphes essentiels pour la correspondance de Paris à Strasbourg se réduit â 22 sur un total de 44.  Les autres mentionnés dans le tracé de la ligne trouvent leur utilité qu’en cas de problèmes liés à la météo.

    Le ridicule bonnet est retiré de la flèche de la cathédrale en 1802 avant d’être détruit dans les bombardements prussiens de 1870 alors qu’il était conservé à la bibliothèque municipale.  Le télégraphe lui, reste sur la coupole jusqu’à la fermeture de la ligne, en août 1852.

    Sources et ressources 

    • Wikipédia 
    • Wikisource
    • Mémoires de l’Académie Nationale de Metz, Lettres, Sciences, Arts et Agriculture. CVIIe année – 4ème série – VIIe année – 1926. 
    • Diligence d’Alsace N°8, 1972 
    • http://www.telegraphe-chappe.com 

    A visiter 

    • Le musée de la Communication,  3 Cour du Château, 68340 Riquewihr 
    • Tour de l’ancien télégraphe Chappe – Le Haut-Barr 67700 Saverne 

    Article paru sur le site d’Elsasser Wurtzle


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