• Ces femmes pilotes émérites dont la contribution à la guerre fut honteusement cachée

     

    Organisation paramilitaire pionnière composée uniquement de femmes pilotes, la Women Aiforce Service Pilots comptait près de 1 000 membres en 1943. Retour sur l’histoire de ces femmes courageuses chargées de convoyer les avions et de transporter les officiels à travers les États-Unis, qui risquèrent leur vie pour leur pays et furent injustement oubliées de l’histoire durant des décennies.

    L’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale à la suite de l’attaque de Pearl Harbor déclenche la mise en place d’une nouvelle politique de rationnement. La nourriture et le matériel sont distribués avec soin, et la demande de pilotes dépasse rapidement le personnel disponible. En 1942, l’US Air Force se rend compte qu’elle va devoir engager et former de nouvelles unités pour poursuivre sa campagne.

    Jacqueline Cochran a la solution : pilote émérite et contemporaine d’Amelia Earhart, cette dernière sait qu’un grand nombre de de femmes possèdent des licences de pilote et peuvent être recrutées pour des missions de soutien. Elle demande au général de l’US Air Force Henry Harley Arnold d’approuver son programme de formation qui utilisera les installations d’Avenger Field au Texas. Une autre pilote, nommée Nancy Harkness Love, soumet également une proposition similaire.

     

    Des femmes pilotes émérites

    De gauche à droite : Frances Green, Margaret Kirchner, Ann Waldner et Blanche Osborn de retour à la base après un vol

     

    Cochran et Love se heurtent à une forte résistance. Peu de généraux sont disposés à impliquer des femmes dans des opérations militaires d’envergure et Dwight D. Eisenhower admettra quelques années plus tard qu’il était « violemment contre cette idée », avant de concéder que ces femmes avaient joué un rôle important dans la réussite du programme de l‘US Air Force.

    En interne, on se demande si ces femmes seront capables de manipuler des avions massifs comme le bombardier B-29. Deux organisations distinctes composées uniquement de femmes pilotes sont finalement créées en 1942.

     

    Des femmes pilotes émérites

    Elizabeth L. Gardner aux commandes d’un Martin B-26 Marauder

     

    Love s’occupe de l’escadron auxiliaire féminin de convoyage, une organisation chargée de convoyer des avions sur le territoire américain, tandis que Cochran supervise le détachement féminin d’entraînement au pilotage. Moins d’un an plus tard, ces deux groupes sont fusionnés en une seule et unique organisation : la fameuse Women Airforce Service Pilots (WASP) ou Service de pilotes féminines de l'Armée de l'air. 

    Ce nouveau groupe exige que les femmes qui postulent aient au moins 35 heures de vol au compteur avant de venir à Avenger Field. Plus important encore, celles-ci seront considérées comme des pilotes civiles, et non comme des membres à part entière du corps militaire.

    Près de 25 000 femmes posent leur candidature. Environ 1900 d’entre elles sont acceptées et 1100 terminent leur formation. À leurs propres frais, ces femmes arrivent en nombre au Texas pour commencer un programme de sept mois qui leur enseignera les principaux aspects du pilotage d’avions militaires, à l’exception du tir d’artillerie et du vol en formation.

    Ces longues journées de formation comprennent des leçons de vol intensives, un entraînement physique poussé et de nombreuses heures de cours théoriques. Les appareils qu’elles pilotent étant conçus pour des hommes, ces dernières sont souvent obligées d’utiliser des coussins afin d’atteindre plus facilement les commandes. Le soir venu, les femmes dansent, chantent ou jouent au ping-pong.

     

    Des femmes pilotes émérites

    Jacqueline Cochran entourée des femmes qui suivent la formation du WASP

     

    Les diplômées sont ensuite envoyées aux quatre coins du pays afin de rapatrier les milliers d’avions fraîchement sortis d’usine sur la côté Est, d’où ils prendront leur envol pour rejoindre l’Europe. Elles transportent également les aumôniers militaires de base en base afin que ces derniers assurent les services religieux et effectuent des vols d’essai avec les avions réparés afin de s’assurer qu’ils sont opérationnels. Parfois, elles sont aussi chargées de remorquer des cibles derrière leurs appareils afin que les soldats puissent s’entraîner au tir à balles réelles.

     

    Des femmes pilotes émérites

    Deanie Parish prend la pose devant un Republic P-47 Thunderbolt

     

    Lors de leurs manœuvres, les WASP ne sont malheureusement pas à l’abri d’un dysfonctionnement mécanique ou de problèmes de carburant. Au cours des deux années d’activité de l’escouade, 38 femmes périssent durant la réalisation de leurs missions. À l’époque, leurs familles se voient refuser bon nombre des privilèges de base accordés à celles de leurs homologues masculins.

    Lorsqu’une WASP meurt, ce sont ses collègues, et non le gouvernement américain, qui se cotisent afin de payer son enterrement, et sa famille n’est pas autorisée à recouvrir son cercueil du drapeau américain, comme le veut la coutume pour les militaires.

    Le 20 décembre 1944, les WASP sont renvoyées chez elles. La guerre n’est pas encore terminée, mais les hommes qui reviennent du front européen sont consternés en découvrant que les emplois qu’ils s’attendent à retrouver sont occupés par des femmes. Cochran rédige une pétition afin que les WASP fassent partie de façon permanente de l’US Air Force, mais celle-ci est rejetée par le Congrès américain.

    La fierté que ces femmes ont ressenti en servant leur pays se transforme peu à peu en rancœur. En étant considérées comme des « pilotes civiles » et destituées de leur poste, les WASP ont beaucoup de mal à retrouver du travail au sortir de la guerre. À l’époque, aucune compagnie aérienne commerciale n’embauche de femme pilote, et certaines d’entre elles sont même contraintes de devenir hôtesses de l’air.

    Nouvel affront dans les années 1970, lorsque l’US Air Force annonce qu’elle va accepter les recrues féminines pour « la première fois de son histoire ». Une déclaration qui irrite les anciennes WASP, qui ont la désagréable impression que le gouvernement souhaite les effacer complètement de l’histoire.

     

    Des femmes pilotes émérites

    Barack Obama signe l’ordre officiel de décoration de la médaille d’or du Congrès au WASP en 2009

     

    Les choses changent le 23 novembre 1977 lorsque le sénateur Barry Goldwater leur accorde finalement le statut militaire, après que les dossiers du WASP aient été déclassifiés. En 1984, chaque membre de l’organisation reçoit la World War II Victory Medal, et le 1er juillet 2009, le Congrès américain et le président Obama leur décernent la Médaille d’or du Congrès. Une véritable victoire et un juste retour des choses pour ces femmes qui ont servi leur pays avec courage durant la Seconde Guerre mondiale, en pilotant 77 types d’appareils différents et en parcourant plus de 60 millions de kilomètres.

     

    Pour aller plus loin, découvrez également Amelia Earhart, l'aviatrice de tous les records qui a mystérieusement disparu.

    https://dailygeekshow.com/portrait-damelia-earhart/

     

    Article paru sur dailygeekshow


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  • Des documents exceptionnels provenant des archives personnelles de Maurice Genevoix sont désormais mis à disposition pour les plus curieux d’entre vous. C’est en tout cas le souhait de l’association Je me souviens de Ceux de 14, et de la Famille Genevoix. Préserver et transmettre la mémoire des combattants de la Grande Guerre, c’est aussi rendre audible la défunte voix de l’ancien poilu Maurice Genevoix. Vous pouvez ainsi découvrir des extraits du carnet de guerre de ce dernier, des photographies et des dessins de l’écrivain.

     

    Un histoire riche

    Pour ceux qui ne connaissent ce célèbre personne de l’histoire Contemporaine française, voici une courte introduction. Maurice Genevoix naît le 29 novembre à Decize et meurt en 1980 en Espagne. Au cours de sa vie, ce grand monsieur va produire une masse écrite conséquente et de qualité. C’est un écrivain, poète et ancien combattant français. Ses oeuvres prennent souvent comme thème majeur la relation entre l’homme, la mort et/ou la nature.

    Animé par une volonté de témoigner, malgré les énormes blessures qu’il subit en 1915, il écrit jusqu’à ses derniers jours. Bien plus qu’un simple auteur de guerre, il s’essaye avec succès aux livres régionalistes, de voyageur, et les romans-poèmes. Avec un style de mot sûr et simple, où il relate les faits d’histoire dans une exactitude objective, c’est au total plus de 56 ouvrages qui seront publiés en son nom.

     

     

    Les archives d’un poilu sont accessibles en ligne

     

     

    Une vie marquée par la guerre

    Ceux de 14, c’est aussi le nom d’une de ses publications. Livre hautement important pour faire état du choc subit par la génération ayant combattu durant la Première Guerre mondiale, il livre des témoignages poignants et stupéfiants. La perte de son meilleur ami, mort quelques mois avant ses blessures en 1915, l’impact énormément. Il a vécu ce “vide glacial” syndrome que beaucoup de poilus expérimentaient, quand vos compagnons de vie, de combat meurent et vous laissent de plus en plus seul.

    Au cours de la Grande Guerre, il est mobilisé en 1914, sert comme sous lieutenant dans le 106e régiment d’infanterie. Il participe notamment à la bataille de la Marne et à la marche sur Verdun. En 1915, il est grièvement blessé dans des combats à Rupt-en-Woëvre près de la colline d’Eparges. Soigné durant 7 mois, il gardera des séquelles à vie, et est réformé à 70 % d’invalidité, perd l’usage de sa main gauche.

     

     

    Les archives d’un poilu sont accessibles en ligne

     

    Un travail de mémoire

    Aujourd’hui, plus aucun poilu ne vie pour témoigner de vive voix. Lazare Ponticelli, mort en 2008 à 110 ans, était le dernier poilu français. En France, le 11 novembre, le souvenir des “Poilus” se fait sous le terme de “Bleuet de France”, en hommage à l’uniforme bleu que portait les soldats français. L’armistice de 1918 signant la fin de la Première Guerre mondiale se déroule, comme vous le savez tous, un 11 novembre. En cette date hommage, nous vous proposons de vous plonger dans ces archives concernant Maurice Genevoix, figure emblématique et symbole des poilus.

     

    En suivant ce lien : http://centenaire.org/fr/fonds-privees/archives/les-archives-de-la-famille-genevoix vous pourrez découvrir ces clichés exceptionnels, retravaillés pour une qualité sans précédent. Vous aurez ses notes, ses illustrations, des portraits de sa personne.. Tant d’éléments qui sont désormais vieux de plus de 100 ans ! Alors n’hésitez pas à vous plonger au cœur de l’Histoire.

     

     

    Les archives d’un poilu sont accessibles en ligne

     

    Dans un climat ou les politiques semblent insister sur l’aspect identitaire de la France et de sa population, le président français a en tout cas pris une décision de mémoire à l’égard de l’ancien poilu. Maurice Genevoix entrera au Panthéon en 2019, sur demande du président Emmanuel Macron.

     

     


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  •  L’alliance du poilu retrouvée 100 ans plus tard

    L’alliance a été retrouvée en pleine forêt, entre Blainville-sur-l’Eau et Rosières-aux-Salines en Meurthe-et-Moselle, où se sont affrontés Allemands et Français en 1914. DR

     

     

    Un chasseur de métaux recherche les descendants du couple dont le nom figure sur la bague.

    Le week-end dernier, en pleine forêt, entre Blainville-sur-l’Eau et Rosières-aux-Salines en Meurthe-et-Moselle, le détecteur de métaux de Jean-François Broyez s’est mis à sonner. Cet adepte de la détection de loisirs creuse alors et trouve une alliance en or enfouie à une quinzaine de centimètres de profondeur. Il découvre autour de la bague des éclats d’obus et des morceaux de balle. A cet endroit, du 4 au 13 septembre 1914, la bataille du Grand Couronné a opposé les troupes allemandes et françaises.

    Jean-François Broyez nettoie la bague et l’examine avec attention. Une date est gravée à l’intérieur du bijou, le 21 avril 1910, probablement la date du mariage. Deux noms sont également lisibles M. Boulanger et G. Minin. Les lettres sont usées mais encore déchiffrables. Un scénario s’impose au chasseur de métaux, celui d’un poilu qui a perdu son alliance au combat.

     

    A la recherche de la famille

    Cette alliance refait surface un siècle plus tard, alors que les célébrations du centenaire de la première guerre viennent de s’achever. Pas question pour Jean-François de garder cette bague chargée d’histoire et d’émotion. « Je tiens absolument à retrouver la famille de ces gens », insiste-t-il.

    Depuis, il est en quête des descendants de ce couple dont il ne sait rien. L’homme est-il mort sur le champ de bataille ? Dans quelle région de France vivaient les jeunes mariés ? Pour répondre à toutes ces questions et remettre l’alliance à qui de droit, Jean-François Broyez a lancé des appels sur les réseaux sociaux. Il est aussi entré en contact avec Frédéric Plancard, journaliste de « l’Est Républicain », spécialiste de la Grande Guerre qui a relayé le message.

     

    Article paru dans Le Parisien

     


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  • Où l’on fait de la musique avec un bout de porte.

     

    À la guerre comme à la guerre

    Antoine Neyen et Albert Plicque, Violoncelle, dit "le poilu", Ourton, 1915, Musée de la musique, Paris © Collection Musée de la musique, photo : Yazid Medmoun Voir en grand

     

    Voilà un violoncelle avec une drôle d’allure ! Au lieu des habituelles formes arrondies de ses semblables, cet instrument-là est bien anguleux. Pourquoi une silhouette pareille ? L’histoire de ce violoncelle commence au début de la Première Guerre mondiale. Maurice Maréchal, un violoncelliste renommé de tout juste 22 ans, est mobilisé.

    À la guerre comme à la guerre

    Illustration Musiktips Voir en grand

     

    Sur le front, deux copains de son régiment, menuisiers dans le civil, décident de lui fabriquer un instrument de musique. Mais il faut se débrouiller et faire avec les moyens du bord. Pour le bois, ils utilisent des restes de caisses de munitions allemandes et un bout de porte !

     

    À la guerre comme à la guerre

    Maurice Maréchal et son violoncelle "le poilu", Musée de la musique, Paris, photo : © Musée de la musique Voir en grand

     

    Malgré son aspect rudimentaire, le violoncelle sonne juste. Mieux : il produit un beau son, grave et chaud. Maréchal, séduit, ne quitte plus son instrument, qui le suit pendant toute la guerre au fil des combats. On le transporte dans le fourgon de ravitaillement, "déguisé en quartier de bœuf dans un sac à viande" ou posé sur des boîtes de conserve…

     

    À la guerre comme à la guerre

    Joseph Joffre (à gauche) et Ferdinand Foch (à droite), 1926, Archives fédérales allemandes, Coblence Voir en grand

     

    Le violoncelle est finalement surnommé "le poilu", comme les soldats dont il partage l’infortune. Entre les combats, Maurice Maréchal joue "assis sur une pierre, quelques soldats debout en rond…"

    Son talent parvient jusqu’aux oreilles des haut gradés Foch, Pétain et Joffre, qui l’invitent au quartier général pour jouer. Ils vont même jusqu’à signer l’instrument !

     

    À la guerre comme à la guerre

    Le luthier Jean-Louis Prochasson en train de réaliser la copie du violoncelle "le poilu", 2014, photo : Musée de la musique, Paris  Voir en grand

     

    Maurice Maréchal et son violoncelle-poilu survivent à la guerre. Le premier poursuit une prestigieuse carrière jusque dans les années 1960. Le second, devenu trop fragile pour être joué, est conservé au Musée de la musique à Paris. Aujourd’hui, une copie fidèle permet d’avoir une idée de l’émotion que pouvait procurer un tel instrument, lorsqu’il résonnait au cœur des tranchées…

     

    À la guerre comme à la guerre

    Assistez à la rencontre entre Emmanuelle Bertrand et la copie du violoncelle "le poilu" (vidéo)

     

    https://drop.philharmoniedeparis.fr/CMFM/CMFM000008600/CIVI000216000_E.ogv

     

    Pour en savoir plus :

    Comme ce violoncelle "le poilu", de nombreux instruments chargés d’histoire sont aujourd’hui exposés au Musée de la musique,  à Paris.

    À l’occasion du concert le 9 novembre, la violoncelliste Emmanuelle Bertrand a fait revivre ce violoncelle de guerre sous ses doigts. Enfin, presque… car le vieux poilu a fait son temps !

    Elle utilisera donc sa copie, pendant que l’original profite d’un repos bien mérité dans les vitrines du musée.

     
    Article paru dans Musiktips

     


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  • Où l’on apprend qu’il ne faut pas hésiter à imiter la nature.

     

    Accrochez-vous !

    Illustration Sciencetips Voir en grand

     

    1941, Alpes suisses. De retour chez lui, après une partie de chasse, l’ingénieur George de Mestral retire laborieusement les dizaines de petites boules végétales accrochées à ses vêtements. Même son chien n’y a pas échappé… Ce faisant, il ne peut s’empêcher d’être intrigué par leur surprenante résistance.

     

    Accrochez-vous !

    En haut : fruits de la bardane (Arctium lappa), photo : Christian Fischer
    En bas : les extrémités du fruit de la bardane
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    Ces agaçantes petites boules sont les fruits d’une plante appelée bardane (Arctium lappa).
    En les observant au microscope, l’ingénieur découvre leur secret : leurs extrémités sont formées de dizaines de petits crochets. Ce sont eux qui se sont accrochés aux poils de son chien et aux fibres de son manteau. Mais quel intérêt pour la plante ? Il s’agit tout simplement d’une méthode efficace pour disperser ses fruits sur plusieurs kilomètres. Pratique !

     

    Accrochez-vous !

    En haut : une bande de tissu garnie de crochets et une autre garnie de petites boucles, photo : Hadley Paul Garland
    En bas : les crochets s’agrippent dans les boucles, observation microscopique, photo : Trazyanderson

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    Tellement pratique, en fait, que George de Mestral se demande s’il ne pourrait pas réutiliser cet ingénieux système de la nature pour créer un système de fixation. Il suffirait d’une bande de tissu garnie de crochets et d’une autre garnie de petites boucles. De cette façon, en rapprochant les deux bandes, les crochets s’agripperaient dans les boucles. L’ingénieur vient d’inventer… le velcro, acronyme de VELours et de CROchet.

     

    Accrochez-vous !

    Chaussure d'enfant à "scratch"  Voir en grand

     

     

    Il lui faudra finalement 10 années (en collaboration avec l’Institut Textile de France de Lyon) pour mettre au point son invention. Le velcro a aujourd’hui de nombreuses applications. Dans le secteur du textile bien sûr (qui n’a pas eu de chaussures à "scratch" ?), mais également dans de nombreuses industries telles que l’automobile ou encore l’aéronautique : bottes, combinaisons spatiales, fixation des objets en apesanteur. Les usages ne manquent pas !

     

    Accrochez-vous !

    Les astronautes de la mission Apollo 1, de gauche à droite : Roger Chaffee, Ed White and Gus Grissom 1967, photo : NASA  Voir en grand

     

     

    Depuis sa création, le velcro a néanmoins subi quelques transformations, le support en nylon a ainsi laissé la place à d’autres matériaux… moins inflammables. Le velcro en nylon aurait, en effet, été impliqué dans l’incendie de la capsule d’Apollo 1 en 1967 !

     

    Accrochez-vous !

    Fruit de la bardane, photo : kalyanvarma Voir en grand

     

    Article paru dans Sciencetips

     


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