• Où l’on fait de la musique avec un bout de porte.

     

    À la guerre comme à la guerre

    Antoine Neyen et Albert Plicque, Violoncelle, dit "le poilu", Ourton, 1915, Musée de la musique, Paris © Collection Musée de la musique, photo : Yazid Medmoun Voir en grand

     

    Voilà un violoncelle avec une drôle d’allure ! Au lieu des habituelles formes arrondies de ses semblables, cet instrument-là est bien anguleux. Pourquoi une silhouette pareille ? L’histoire de ce violoncelle commence au début de la Première Guerre mondiale. Maurice Maréchal, un violoncelliste renommé de tout juste 22 ans, est mobilisé.

    À la guerre comme à la guerre

    Illustration Musiktips Voir en grand

     

    Sur le front, deux copains de son régiment, menuisiers dans le civil, décident de lui fabriquer un instrument de musique. Mais il faut se débrouiller et faire avec les moyens du bord. Pour le bois, ils utilisent des restes de caisses de munitions allemandes et un bout de porte !

     

    À la guerre comme à la guerre

    Maurice Maréchal et son violoncelle "le poilu", Musée de la musique, Paris, photo : © Musée de la musique Voir en grand

     

    Malgré son aspect rudimentaire, le violoncelle sonne juste. Mieux : il produit un beau son, grave et chaud. Maréchal, séduit, ne quitte plus son instrument, qui le suit pendant toute la guerre au fil des combats. On le transporte dans le fourgon de ravitaillement, "déguisé en quartier de bœuf dans un sac à viande" ou posé sur des boîtes de conserve…

     

    À la guerre comme à la guerre

    Joseph Joffre (à gauche) et Ferdinand Foch (à droite), 1926, Archives fédérales allemandes, Coblence Voir en grand

     

    Le violoncelle est finalement surnommé "le poilu", comme les soldats dont il partage l’infortune. Entre les combats, Maurice Maréchal joue "assis sur une pierre, quelques soldats debout en rond…"

    Son talent parvient jusqu’aux oreilles des haut gradés Foch, Pétain et Joffre, qui l’invitent au quartier général pour jouer. Ils vont même jusqu’à signer l’instrument !

     

    À la guerre comme à la guerre

    Le luthier Jean-Louis Prochasson en train de réaliser la copie du violoncelle "le poilu", 2014, photo : Musée de la musique, Paris  Voir en grand

     

    Maurice Maréchal et son violoncelle-poilu survivent à la guerre. Le premier poursuit une prestigieuse carrière jusque dans les années 1960. Le second, devenu trop fragile pour être joué, est conservé au Musée de la musique à Paris. Aujourd’hui, une copie fidèle permet d’avoir une idée de l’émotion que pouvait procurer un tel instrument, lorsqu’il résonnait au cœur des tranchées…

     

    À la guerre comme à la guerre

    Assistez à la rencontre entre Emmanuelle Bertrand et la copie du violoncelle "le poilu" (vidéo)

     

    https://drop.philharmoniedeparis.fr/CMFM/CMFM000008600/CIVI000216000_E.ogv

     

    Pour en savoir plus :

    Comme ce violoncelle "le poilu", de nombreux instruments chargés d’histoire sont aujourd’hui exposés au Musée de la musique,  à Paris.

    À l’occasion du concert le 9 novembre, la violoncelliste Emmanuelle Bertrand a fait revivre ce violoncelle de guerre sous ses doigts. Enfin, presque… car le vieux poilu a fait son temps !

    Elle utilisera donc sa copie, pendant que l’original profite d’un repos bien mérité dans les vitrines du musée.

     
    Article paru dans Musiktips

     


    votre commentaire
  • Où l’on apprend qu’il ne faut pas hésiter à imiter la nature.

     

    Accrochez-vous !

    Illustration Sciencetips Voir en grand

     

    1941, Alpes suisses. De retour chez lui, après une partie de chasse, l’ingénieur George de Mestral retire laborieusement les dizaines de petites boules végétales accrochées à ses vêtements. Même son chien n’y a pas échappé… Ce faisant, il ne peut s’empêcher d’être intrigué par leur surprenante résistance.

     

    Accrochez-vous !

    En haut : fruits de la bardane (Arctium lappa), photo : Christian Fischer
    En bas : les extrémités du fruit de la bardane
      Voir en grand

     

     

    Ces agaçantes petites boules sont les fruits d’une plante appelée bardane (Arctium lappa).
    En les observant au microscope, l’ingénieur découvre leur secret : leurs extrémités sont formées de dizaines de petits crochets. Ce sont eux qui se sont accrochés aux poils de son chien et aux fibres de son manteau. Mais quel intérêt pour la plante ? Il s’agit tout simplement d’une méthode efficace pour disperser ses fruits sur plusieurs kilomètres. Pratique !

     

    Accrochez-vous !

    En haut : une bande de tissu garnie de crochets et une autre garnie de petites boucles, photo : Hadley Paul Garland
    En bas : les crochets s’agrippent dans les boucles, observation microscopique, photo : Trazyanderson

    Voir en grand

     

     

    Tellement pratique, en fait, que George de Mestral se demande s’il ne pourrait pas réutiliser cet ingénieux système de la nature pour créer un système de fixation. Il suffirait d’une bande de tissu garnie de crochets et d’une autre garnie de petites boucles. De cette façon, en rapprochant les deux bandes, les crochets s’agripperaient dans les boucles. L’ingénieur vient d’inventer… le velcro, acronyme de VELours et de CROchet.

     

    Accrochez-vous !

    Chaussure d'enfant à "scratch"  Voir en grand

     

     

    Il lui faudra finalement 10 années (en collaboration avec l’Institut Textile de France de Lyon) pour mettre au point son invention. Le velcro a aujourd’hui de nombreuses applications. Dans le secteur du textile bien sûr (qui n’a pas eu de chaussures à "scratch" ?), mais également dans de nombreuses industries telles que l’automobile ou encore l’aéronautique : bottes, combinaisons spatiales, fixation des objets en apesanteur. Les usages ne manquent pas !

     

    Accrochez-vous !

    Les astronautes de la mission Apollo 1, de gauche à droite : Roger Chaffee, Ed White and Gus Grissom 1967, photo : NASA  Voir en grand

     

     

    Depuis sa création, le velcro a néanmoins subi quelques transformations, le support en nylon a ainsi laissé la place à d’autres matériaux… moins inflammables. Le velcro en nylon aurait, en effet, été impliqué dans l’incendie de la capsule d’Apollo 1 en 1967 !

     

    Accrochez-vous !

    Fruit de la bardane, photo : kalyanvarma Voir en grand

     

    Article paru dans Sciencetips

     


    votre commentaire
  •  L’une des plus grandes avancées médicales de tous les temps

    Les vaccins font partie intégrante de la médecine. Dans les pays développés, la plupart des enfants doivent être vaccinés pour pouvoir aller à l’école. Dans ces pays, les enfants sont généralement protégés de la diphtérie, des hépatites A et B, de la grippe, de la rougeole, des oreillons, de la poliomyélite et de la coqueluche, grâce aux vaccins qui y correspondent. Ces maladies historiquement dangereuses ont pourtant tué beaucoup de personnes avant l’invention des vaccins. Aujourd’hui, de nombreuses recherches sont encore menées pour lutter contre diverses maladies.

    La plupart des vaccins sont créés à partir de formes atténuées ou mortes d’agents biologiques responsables des maladies elles-mêmes. Injecter de petites quantités de microbes morts à une personne stimule suffisamment le système immunitaire pour créer des anticorps contre lesdits microbes et pour les détruire. Cela sert plus tard de protection contre les mêmes microbes. Les vaccins permettent au système immunitaire de conserver un enregistrement de la maladie, ce qui facilite la destruction d’éventuelles menaces.

     

     

    La découverte du premier vaccin

     

    De la variolisation à la vaccination

    Les vaccins, tels que nous les connaissons, sont l’une des percées miraculeuses de la médecine moderne. Ils existaient pourtant il y a des centaines d’années auparavant sous des formes primitives, auxquelles on se réfère aujourd’hui sous le terme de « variolisation ». L’histoire de la variolisation remonte aux années 1500, en Chine. Les Chinois avaient essayé de prévenir la maladie mortelle de la variole qui avait tué des millions de personnes à l’époque. Pour réaliser cette prévention, ils ont exposé des personnes non infectées au pus des vésicules de la variole. Pour ce faire, la méthode utilisée consistait à prélever le pus et le liquide d’une lésion, et à utiliser une aiguille pour l’insérer sous la peau d’une personne en bonne santé à protéger. Parfois, une poudre était créée à partir de la peau séchée de la lésion. La poudre devait être soit inhalée, soit injectée directement dans la veine de la personne. Jusqu’à présent, la variolisation est la plus ancienne forme de vaccination connue.

     

     

    La découverte du premier vaccin

     

    La variolisation s’est par la suite étendue à la Turquie, et est arrivée en Angleterre au début du XVIIIème siècle. À cette époque, la variole était la maladie la plus infectieuse en Europe. Elle a touché autant les riches que les pauvres, et a tué jusqu’à un cinquième des personnes infectées lors de nombreuses épidémies. Si la variolisation a été efficace, elle a cependant provoqué une maladie bénigne. Bien qu’elle ait occasionnellement causé la mort, les taux de décès causé par la variole avaient beaucoup baissé chez les populations qui avaient essayé la variolisation.

     

    Le premier vaccin moderne

    L’histoire des vaccins modernes commence également avec celle de la variole. En 1796, le médecin anglais, Edward Jenner, a trouvé une nouvelle méthode d’inoculation d’une première forme de vaccination pour la variole. Pour réaliser ce vaccin, il a utilisé le virus de la vaccine, ou variole de la vache. C’est une maladie similaire à la variole, et il a déjà été observé qu’une infection par la vaccine peut protéger contre la variole. Pour fournir plus de preuve face à cette immunisation, Jenner a mené une expérience en utilisant la matière contenue dans une lésion de varicelle pour inoculer le fils de son jardinier, James Phipps. Deux mois plus tard, Jenner a exposé le garçon à la variole.

     

    La découverte du premier vaccin

     

    Il a pu observer que James Phipps n’a pas développé la variole, et il conclut que celui-ci était protégé contre la maladie. Jenner a appelé la procédure « vaccination », d’après le mot latin « vacca » qui signifie « vache ». Il a vraisemblablement choisi ce nom parce que l’origine de cette première vaccination est le virus de la variole de la vache. Les médecins de toute l’Europe ont rapidement adopté la technique innovante de Jenner, entraînant un déclin drastique de la propagation de maladie dévastatrice.

    Aux XIXème et XXème siècles, les scientifiques ont suivi le modèle de vaccination de Jenner, et ont développé de nouveaux vaccins pour lutter contre de nombreuses maladies mortelles, notamment la poliomyélite, la coqueluche, la rougeole, le tétanos, la fièvre jaune, le typhus et l’hépatite B, entre autres. Des vaccins plus sophistiqués contre la variole ont également été mis au point. En 1970, des programmes internationaux de vaccination, tels que ceux mis en œuvre par l’Organisation Mondiale de la Santé, avaient quasiment éliminé la variole dans le monde entier.

     

     

    La découverte du premier vaccin

     

    Après Edward Jenner, Louis Pasteur a été le prochain à avoir un impact conséquent sur l’histoire de la vaccination, notamment avec le vaccin contre la rage. Au fur et à mesure que les années ont avancé, les vaccins sont devenus de plus en plus répandus et performants. Ces dernières années, un vaccin a été approuvé en 2009 pour lutter contre le virus H1N1. Le vaccin contre le papillomavirus humain (VPH) a été approuvé en 2006 pour prévenir le cancer du col de l’utérus, les verrues génitales et autres lésions génitales. Et au cours de cette année, les premiers tests pour le vaccin contre le paludisme seront mis en essai en Afrique.

    Malheureusement, des campagnes véhiculant de fausses informations font reculer le taux de vaccination dans le monde, entraînant le retour d’anciennes maladies qui étaient quasiment éradiquées grâce aux vaccins.

     

    Article paru dans dailygeekshow

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Où l’on apprend qu’il vaut parfois mieux rester dans l’ombre. 

     

    Emporté par la foule…

    Reconstitution de la salle des Taureaux, Lascaux IV, Montignac Voir en grand

     

    1960, Montignac (Dordogne). Max Sarradet, conservateur de la très célèbre grotte de Lascaux, est inquiet. De minuscules taches vertes sont apparues sur les parois de la cavité et semblent gagner chaque jour du terrain, menaçant dangereusement les précieuses œuvres préhistoriques. Mais de quel mal mystérieux souffre donc la grotte millénaire ?

     

    Emporté par la foule…

    Observation microscopique d'algues Bracteacoccus minor, photo : CAUP Voir en grand 

     

    Elle est tout simplement envahie par des algues au doux nom de Bracteacoccus minor. C’est la « maladie verte » ! Mais comment ces dernières sont-elles arrivées là ? À première vue, l’environnement sombre, sec et frais de la grotte ne semble pas être particulièrement propice à la croissance de végétaux…

     

    Emporté par la foule…

    Reconstitution de la salle des Taureaux, Lascaux IV, Montignac, photo : Lascaux Centre International de l'Art Pariétal Voir en grand 

     

    Il s’avère que la grotte est victime de son succès ! Depuis son ouverture au public en 1948, elle a accueilli chaque année près de 100 000 curieux. Le problème c’est que la présence des visiteurs et les aménagements réalisés pour leur permettre d’admirer les peintures rupestres ont perturbé l’équilibre précaire de la grotte préhistorique.

     

    Emporté par la foule…

    Les visiteurs expirent du dioxyde de carbone (C02) et de l'eau (H2O), que les algues transforment en glucose et en dioxygène (02) grâce à la photosynthèse. Illustration Sciencetips Voir en grand 

     

    En effet, la respiration des visiteurs (dioxyde de carbone (CO2)) et la luminosité accrue de l’éclairage artificiel ont favorisé la photosynthèse (le processus biochimique qui permet le développement des végétaux) ! Si l’on ajoute à cela la chaleur dégagée par la foule, les conditions sont devenues idéales pour la croissance des algues vertes. Fort heureusement, la projection d’un traitement, sans danger pour les œuvres, parvient rapidement à enrayer leur prolifération.

     

     

    Emporté par la foule…

    Lascaux IV, 2017, Montignac, photo : Traumrune Voir en grand 

     

    Néanmoins, si la catastrophe est évitée de peu, l’avertissement, lui, a bien été reçu : pour la préserver, la grotte est fermée au public en 1963. Son équilibre demeurant fragile, elle bénéficie toujours d’une étroite surveillance. Une fidèle reproduction de la grotte, baptisée "Lascaux IV", permet tout de même à des milliers de visiteurs d’admirer les chevaux préhistoriques sans avoir à retenir leur respiration…

     

    Emporté par la foule…

     

    Visiter la grotte de Lascaux virtuellement !  Sur la grotte de Lascaux 

     

    Article paru dans Sciencetips

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • ENIAC ou Electronic Numerical Integrator And Computer (intégrateur numérique électronique et ordinateur) a été le premier ordinateur universel au monde. ENIAC a été conçu et construit pour l’armée américaine afin de calculer les tables de tir d’artillerie. Cependant, c’est la puissance d’ENIAC et sa programmabilité polyvalente qui ont suscité l’imagination du public. Lors de l’annonce de sa création en 1946, les médias qualifiaient ENIAC de « gigantesque cerveau. »

    Ce premier calculateur numérique polyvalent programmable a été construit pendant la Seconde Guerre mondiale par les États-Unis. Le gouvernement américain avait alors financé un projet dirigé par John Mauchly, Presper Eckert, et leurs collègues de la Moore School of Electrical Engineering de l’Université de Pennsylvanie. Leur objectif était d’inventer un ordinateur entièrement électronique. Sous contrat avec l’armée et sous la direction de Herman Goldstine, les travaux sur ENIAC débutèrent au début de 1943, son existence n' até rendue publique que le 15 février 1946 soit 3 ans après sa création

     

    Le premier ordinateur électronique au monde pesait 30 tonnes !

     

    Conçu dans le but spécifique de calculer les valeurs des tables de tir d’artillerie, il manquait certaines fonctionnalités qui auraient fait d’ENIAC une machine plus utile. Il utilisait des tableaux de connexion pour communiquer des instructions à la machine. Cela présentait l’avantage qu’une fois les instructions ainsi programmées, la machine fonctionnait à la vitesse électronique. L’inconvénient était qu’il fallait beaucoup de temps pour recâbler la machine à chaque nouveau problème.

    Néanmoins, ENIAC était l’appareil de calcul le plus puissant construit à ce jour. Il s’agissait du premier calculateur numérique électronique programmable à usage général. À l’instar du moteur d’analyse de Charles Babbage et du Clossus de la Seconde Guerre mondiale, il possédait un branchement conditionnel ; c’est-à-dire qu’il était capable d’exécuter différentes instructions ou de modifier l’ordre d’exécution des instructions en fonction de la valeur de certaines données entrées. Cela confère à ENIAC une grande souplesse et lui permet d’être utilisé pour un large éventail de résolution de problèmes.

     

     

    Le premier ordinateur électronique au monde pesait 30 tonnes !

     

     

    ENIAC, le « gigantesque cerveau »

    ENIAC était vraiment énorme. Il occupait le sous-sol de l’école Moore, où ses 40 panneaux étaient disposés en forme de « U » le long de trois murs. Chacune des unités mesurait environ 60 centimètres de largeur sur 60 centimètres de profondeur et 2,4 mètres de hauteur. Avec environ 18000 tubes à vide, 70000 résistances, 10000 condensateurs, 6000 commutateurs et 1500 relais, il s’agissait sans aucun doute du système électronique le plus complexe à ce jour. L'ENIAC pesait 30 tonnes et occupait une surface de 167 mètres carrés,

    ENIAC fonctionnait continuellement, notamment pour prolonger la durée de vie du tube. La machine générait 150 kilowatts de chaleur et pouvait effectuer jusqu’à 5000 calculs par seconde, une vitesse jusque-là jamais atteinte par ses prédécesseurs électromécaniques. Les ordinateurs qui utilisent des tubes à vide sont des ordinateurs de première génération. Achevé en février 1946, ENIAC avait coûté 400 000 dollars au gouvernement américain. Sa première tâche avait consisté à faire les calculs pour la construction d’une bombe à hydrogène. Une partie de la machine est actuellement exposée à la Smithsonian Institution à Washington.

     

     

    Le premier ordinateur électronique au monde pesait 30 tonnes !

     

     

    Une machine extraordinaire et complexe

    Le composant de base de la fonction d’ENIAC était son accumulateur, qui pouvait stocker, additionner et soustraire un nombre décimal signé à 10 chiffres. Chacun des 20 accumulateurs pouvait effectuer un calcul en 0,2 milliseconde. Pour les calculs en double précision, deux accumulateurs peuvent être connectés ensemble. Les autres composants arithmétiques étaient le multiplicateur et le diviseur. La durée de traitement d’une multiplication pouvait prendre jusqu’à 2,8 millisecondes, en fonction de la longueur des nombres. De même, le diviseur a été conçu pour exiger une division ou une racine carrée en 65 millisecondes.

    L’ENIAC a été programmé en connectant chaque composant individuel de l’appareil avec des câbles et en réglant les opérations souhaitées sur des commutateurs rotatifs. L’ENIAC a été programmée par des femmes, dites les « femmes ENIAC ». Les plus célèbres d’entre elles étaient Kay McNulty, Betty Jennings, Betty Holberton, Marlyn Wescoff, Frances Bilas et Ruth Teitelbaum. Ces femmes avaient auparavant effectué des calculs balistiques sur des ordinateurs de bureau mécaniques pour l’armée.

     

     

    Le premier ordinateur électronique au monde pesait 30 tonnes !

     

     

    En dépit des avancées significatives qu’il a apportées dans le calcul dans les années 1940, la durée de vie d’ENIAC a été de courte durée. Le 2 octobre 1955, le courant alimentant l’appareil a finalement été coupé et l’ENIAC a été mis à la retraite. En 1996, précisément 50 ans après que le gouvernement ait reconnu publiquement la valeur de l’ENIAC, l’énorme ordinateur a pris sa place dans l’histoire. ENIAC a finalement été démantelé, avec des pans de la machine massive exposés à l’Université de Pennsylvanie et au Smithsonian University.

    Quoi qu’il en soit, L’ENIAC a exercé une grande influence sur la croissance ultérieure de l’informatique électronique. Parmi les personnes impliquées dans la construction et la conception de l’ENIAC, nombreux sont ceux qui ont joué un rôle majeur dans le développement informatique. L’expertise acquise dans le cadre du projet a été largement partagée par le biais de publications, de visites de sites et de cours d’informatique électronique proposé par la Moore School en 1946.

     

    Article paru dans dailygeekshow

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires