• Scientifiques qui ont donné leur nom à des maladies

    Vous connaissez peut-être les maladies de Parkinson, Alzheimer ou de Charcot, mais connaissez-vous les scientifiques qui se cachent derrière ces noms ? Découvrez quelques-uns des chercheurs qui ont permis de grandes avancées médicales, laissant par la même occasion leur nom dans l’Histoire de la médecine. 

     

    James Parkinson

     

    Scientifiques qui ont donné leur nom à des maladies

     

    James Parkinson est l’un des médecins les plus étranges et fascinants de l’histoire de la médecine. Il est bien sûr connu pour avoir été le premier à décrit les symptômes de la Maladie de Parkinson à partir de six patients qui souffraient de la maladie. Fait étrange, il n’a ausculté qu’un seul de ces malades, les autres descriptions correspondant à des observations d’inconnus croisés dans la rue.

    Il était, également, connu pour son engagement politique et social

    D’abord appelée « paralysie agitante », elle est renommée « Maladie de Parkinson » 60 ans plus tard par le Français Jean-Martin Charcot. Il est également connu pour son engagement politique et social, militant pour un meilleur accès aux soins pour les personnes les plus pauvres de la société. Avant de prendre réellement la voie de la médecine, il aurait été un fervent soutien de la Révolution française, allant jusqu’à fomenter sa propre révolution en préparant un attentat contre le Roi George III.

    La tentative d’assassinat est cependant découverte et le médecin refuse de témoigner sous serment par peur de s’accuser lui-même. Par ailleurs, son intérêt vers la fin de sa vie pour la géologie et l’étude des fossiles, science nouvelle, le pousse à créer indirectement le courant créationniste. Selon sa théorie, le monde aurait été créé et façonné grâce à des cataclysmes successifs. Se basant sur l’épisode du Déluge dans la Bible, il explique que chaque jour durant lequel dieu aurait créé le monde ne durait en réalité pas 24 heures mais plusieurs milliers d’années.

     

    Jean-Martin Charcot

     

    Scientifiques qui ont donné leur nom à des maladies

     

    Il a découvert que la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques étaient deux maladies distinctes

    En plus d’avoir rendu hommage à Parkinson en renommant la maladie, Charcot est connu pour avoir fait de grandes avancées en neuroscience et en psychiatrie. Après une ascension fulgurante à travers différents services des hôpitaux de Paris, il prend la direction d’un service de l’hôpital de la Salpêtrière. Là, il publiera une grande quantité d’articles sur la médecine et se fait remarquer en découvrant que la Maladie de Parkinson et la sclérose en plaques sont en réalité deux maladies distinctes, contrairement à la croyance commune de l’époque.

    Il diagnostique également la sclérose latérale amyotrophique, connue aujourd’hui sous le nom de SLA ou de maladie de Charcot. A la tête de son service, il fera de grandes avancées en neurologie, puis s’orientera vers la psychiatrie où il tentera de démystifier l’hystérie, encore entourée de rumeurs absurdes qui prétendaient que cette maladie ne touchait que les femmes ou encore qu’elle était due à des esprits. Ses travaux ouvriront la porte aux psychanalystes et Freud cite les écrits de Charcot dans de nombreux ouvrages.

     

    Alois Alzheimer

     

    Scientifiques qui ont donné leur nom à des maladies

     

    Tout le monde connait aujourd’hui la maladie d’Alzheimer, considérée comme l’une des maladies du siècle à cause de la baisse de la mortalité. En effet, alors que l’on dénombrait environ 11 millions de patients en 1980, on évalue à plus 115,4 millions de malades d’ici 2050. Malgré l’importance des recherches d’Alois Alzheimer, ses découvertes restent assez discrètes de son vivant. Le médecin décrit pour la première fois la maladie grâce à une patiente qui arrive à l’Hôpital de Francfort, où il officie, en 1901.

    Il expose pour la première fois ses travaux durant une conférence, mais personne ne l’écoute

    A cause des coûts importants du traitement de sa femme, le mari de la malade souhaite l’emmener dans un autre hôpital. Le chercheur qui tient à en savoir plus sur cette maladie, réussit à baisser les frais médicaux mais exige une condition : la patiente étant déjà condamnée avec peu d’espoir de s’en sortir, il souhaite effectuer l’autopsie lui-même après sa mort.

    Il exposera pour la première fois ses travaux durant une conférence en 1906, mais les scientifiques présents l’écoutent à peine et le renvoient sans lui poser une seule question. La raison : la conférence qui devait suivre celle d’Alzheimer était sur le thème de la masturbation compulsive.

     

    Thomas Addison

     

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    Thomas Addison est un médecin qui se passionna toute sa vie pour les maladies des reins et fut le premier à décrire la maladie qui porte aujourd’hui son nom et qui est due à une insuffisance chronique des glandes surrénales. Cette maladie a la particularité de changer la couleur de la peau, d’où son surnom de maladie de la peau de bronze.

    Il découvre également l’anémie pernicieuse et donne la première description juste de l’appendicite. Il est l’un des médecins les plus réputés de Londres de son vivant, principalement pour sa fonction de professeur au Guy’s Hospital, mais souffre à travers sa vie d’épisodes dépressifs. Il finit par se suicider.

     

    Robert Koch

     

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    Robert Koch est un médecin allemand, qui a réussi à identifier l’origine de la tuberculose : un bacille qui porte encore aujourd’hui son nom, le bacille de Koch. Ses recherches sont fondamentales dans le secteur de la bactériologie puisqu’il réussit au cours de sa carrière à trouver les origines de certaines maladies comme la tuberculose, mais aussi le choléra (même si cette découverte avait déjà été faite par Filippo Pacini mais était restée assez discrète jusque-là). Il luttera aussi pour l’utilisation de mesures d’hygiène pour éviter la transmission de la maladie.

     

    Ivan Pavlov

     

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    Après toutes ces découvertes dans le milieu de la bactériologie ou de la neurologie, parlons un peu psychologie avec Ivan Pavlov, un médecin russe, prix Nobel de médecine en 1904. Ce chercheur est largement connu pour avoir été le premier à expliquer le conditionnement avec son célèbre chien. Son expérience était simple, il observa que si l’on habituait un chien à certains repères sonores ou visuels avant de lui donner de la viande, celui-ci commençait à saliver dès que ce repère était activé.

    Ses découvertes ont ouvert la voie aux traitements thérapeutiques pour les phobies et les toc

    Cette découverte peut être considérée comme accidentelle puisque le médecin étudiait en réalité la physiologie de la digestion. Par ailleurs, dans ses recherches sur les « réflexes conditionnels pavloviens », le chercheur n’a jamais utilisé de sonnette ou de cloche comme stimuli pour mettre le chien en appétit malgré la croyance populaire. Il utilisait en réalité une grande variété d’outils différents comme des sifflets, des métronomes ou encore des fourchettes qu’il faisait claquer les unes contre les autres. Ses découvertes ont ouvert la voie aux traitements thérapeutiques pour les phobies ou les troubles obsessionnels compulsifs.

     

    Hans Asperger

     

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    Hans Asperger était un psychiatre autrichien qui a notamment découvert le syndrome qui porte son nom. Ce trouble du développement est une forme d’autisme qui s’exprime notamment par des difficultés d’interaction sociale, une routine mise en place et difficilement perturbable ou encore une passion souvent compulsive pour un thème précis.

    Ses recherches ont été redécouvertes et traduites

    Hans Asperger a découvert cette différence en 1944 alors qu’il dirigeait une clinique pédiatrique. Le pays étant en pleine guerre, ses recherches sont oubliées, puis redécouvertes et traduites entre 1981 et 1991, date à laquelle ce syndrome est nommé Asperger en hommage au chercheur.

    Cette décision a d’ailleurs été la raison d’une enquête qui dura presque 20 ans et qui n’est pas encore terminée à ce jour. Ne sachant que peu de choses de la vie du psychiatre, les autorités médicales ne souhaitaient pas honorer un médecin ayant peut-être participé aux atrocités nazies. Il s’avèrerait finalement que Hans Asperger était ouvertement opposé au régime allemand, allant même jusqu’à protéger des enfants handicapés, pourchassés par les nazis.

     

    Alexandre Fleming

     

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    Après les chercheurs qui ont donné leur nom à des maladies, parlons un peu de ceux qui ont nommé leurs découvertes thérapeutiques. Alexander Fleming est principalement connu pour ses travaux en bactériologie et en immunologie. Il découvre en 1928 la pénicilline, et quelques années auparavant le lyzosime, le premier antibiotique naturel que l’on retrouve dans le corps de nombreux animaux ou dans le blanc d’œuf.

    Il a découvert la pénicilline par hasard

    Il a depuis été renommé Coccus AF à partir des initiales d’Alexander Flemming. Pour l’anecdote, sa découverte de la pénicilline était entièrement due au hasard. Connu pour être particulièrement négligeant dans son laboratoire, le chercheur laissa un jour des cultures de bactéries sur son bureau durant des vacances.

    A son retour, il retrouve ses échantillons inutilisables. Alors qu’un de ses confrères vient lui rendre visite, il propose de lui montrer ces travaux mais ne trouve que ces vieilles boîtes et après observation, il constate que quelque chose a bloqué l’évolution des bactéries. Après étude, il identifia la pénicilline et découvrit également son efficacité sur de nombreuses maladies bactériennes telles que les staphylocoques, la pneumonie ou encore la méningite.

    Enfin, contrairement à ce que l’on pourrait penser, nommer une maladie ou une découverte du nom du scientifique est rarement fait du vivant du chercheur. Ainsi, il s’agit rarement d’une crise d’égo aiguë mais plutôt d’un hommage souvent posthume à un chercheur pour son travail sur l’avancée des sciences.

    Article paru dans Daily Geek Show


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