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    Portrait de Marc Seguin

     

    Marc Seguin, dit « Seguin Ainé », né le 20 avril 1786 à Annonay (Ardèche) où il est décédé le 24 février 1875, est un ingénieur et inventeur français.

    Biographie

    Fils du fondateur de Seguin et Cie Marc François Seguin et de Thérèse-Augustine de Montgolfier, il est le petit-neveu des frères Montgolfier.

    Marié en 1813 avec Augustine Duret, il en eut treize enfants. Veuf en 1837, il se remarie en 1839 avec Augustine de Montgolfier, dont il eut six autres enfants.

    Ses petits-enfants Louis Seguin et Laurent Seguin créeront les moteurs Gnome.

     

    La « passerelle Seguin » reliant Tournon-sur-Rhône à Tain-l'Hermitage.

     

    Seguin est l’inventeur de la chaudière tubulaire à tubes d’eau intérieurs (prise du brevet le 13 décembre 1827). Il mena ses recherches en relation avec George Stephenson, avec qui il eut de nombreux échanges.

    Il perfectionna également le système des ponts suspendus, aptes au franchissement des fleuves de grande largeur grâce aux câbles métalliques. Son premier pont est une passerelle d’environ 18 m, sur la Cance, rivière qui passe à Annonay.

    Il réalise en 1823 à Genève, avec Guillaume-Henri Dufour et Marc-Auguste Pictet, la passerelle de Saint-Antoine, un premier pont suspendu à câble métallique et concrétisa l’ensemble de ses inventions dans la construction du pont de Tournon en 1825. Le centenaire de la construction de ce pont fut à l’origine de la création de l’Union Générale des Rhodaniens, en 1927, par Gustave Toursier.

    Le plus vieux pont suspendu encore en service, construit en 1827 par l’entreprise Marc Seguin, se trouve à Andance. La passerelle Saint-Symphorien construite en 1847 à Tours est toujours en service.

    Il apporta aussi de nombreuses autres inventions dans la réalisation des piles, notamment dans les premières expérience de béton coulé sous l’eau.

    Il participa avec ses frères Camille, Jules, Valentin et Charles, à la construction d’un grand nombre d’ouvrages (65 identifiés) en France, mais aussi en Italie et en Espagne.

    Il construisit un pont suspendu à Paris en 1828, la passerelle de la Grève à l’emplacement de l’actuel pont d'Arcole, détruit par la suite en 1854.

    Il est à l’origine de la voie de chemin de fer Lyon-Saint-Étienne, la seconde construite en France. Sur cette ligne circulèrent les premières locomotives françaises, construites par Marc Seguin sur la base des locomotives de George Stphenson, qu’il équipa de son invention, la chaudière tubulaire, qui multipliait par six la puissance développée par ces machines : l’ébullition était obtenue par la circulation des gaz issus du foyer dans des « tubes à feu » traversant le corps de chauffe. Sa première machine roula le 1er octobre 1829.

    Sous le Second Empire, Seguin collabore à la revue Cosmos dont il gère l'annuaire à partir de 1868.

    Distinctions

     

    Statue à Tournon-sur-Rhône.

     

    Il fut élu correspondant de l’Académie des sciences en 1845.

    Hommages

    Son nom fait partie de la liste des soixante-douze noms de savants inscrit sur la Tour Eiffel.

    Plusieurs rues en France portent le nom de Marc Seguin : Rue Marc Seguin, à Paris, à Créteil, ...

    Son nom a été donné à des lycées, à Annonay, Vénissieux.

    Article tiré de Wikipédia


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