• Un des mystères enfin percé ?

    Un des mystères enfin percé ?

     887 statues de basalte, appelées Moaïs, recouvrent l’île de Pâques.

    Comment ont disparu les Rapa Nui, civilisation qui peuplait l’île de Pâques, en plein océan Pacifique ? Cannibalisme, épidémies, utilisation excessive des ressources naturelles ? Ces hypothèses n’ont pas convaincu. Mais une nouvelle étude de l’université de Berkeley, aux États-Unis, a peut-être répondu à la question.

    Un des mystères enfin percé ?

    L’Île de Pâques a été découverte en 1722 par le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen. Elle intrigue, avec ses 2000 statues en basalte, les Moaïs, éparpillées sur cette terre volcanique au large du Chili. Elle fascine, avec ses mystérieuses tablettes de bois sur lesquelles sont gravés des signes en rongo rongo, une écriture uniquement retrouvée dans cette petite partie du globe. Considérée comme une des terres les plus isolées de la planète, elle questionne aussi, tant sur son peuplement – d’origine polynésienne, asiatique, ou inca – que sur la disparition de ses habitants, les Rapa Nui.

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     Depuis 1995, le patrimoine de l’île, dont les Moaïs et les tablettes sur lesquelles sont gravés des signes en Rongo Rongo, est inscrit au Patrimoine mondial par l’Unesco.

    Plusieurs hypothèses déjà avancées

    Que s’est-il donc passé pour que cette petite terre de l’océan Pacifique, à peine deux fois plus grande que Belle-Île-en-Mer, dans le Morbihan, avec ses 166 km2, voit s’éteindre sa civilisation ? Les chercheurs de l’université de Berkeley, aux États-Unis, s’approchent peut-être de la vérité.

    Plusieurs hypothèses avaient précédemment les faveurs des historiens. Celle du cannibalisme d’abord. Mais les anthropologues n’ont jamais mis la main sur des preuves concrètes, notamment des os en portant la trace, pour valider cette hypothèse. Pas plus que celle des guerres de clans.

    Deux autres solutions à cette énigme ont ensuite été mises en avant. D’abord, celle imputant la disparition des autochtones à des épidémies causées par l’arrivée des Européens. Mais un choc microbien ne serait pas, non plus, en cause.

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      En moyenne, les Moaïs mesurent 4 mètres de haut.

    Les insulaires ont-ils utilisé toutes les ressources naturelles, notamment coupé tous les arbres, pour le transport de leurs statues, dégradant irrémédiablement leur environnement ? C’était la dernière hypothèse en date. Mais l’étude de l’université de Berkeley ne va pas tout à fait dans ce sens.

    Des conditions environnementales déclinantes

    « Nos recherches ne soutiennent pas lidée selon laquelle leffondrement de la société sest passé avant larrivée des Européens à cause de lérosion physique et dune moindre productivité mais elles indiquent que la façon dont la population soccupait de ses terres a changé et ce, avant larrivée des Européens », a résumé auprès du Huffington Post américain Thegn Ladefoged, professeur d’anthropologie à l’Université d’Auckland en Nouvelle-Zélande, et co-auteur de l’étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences, journal scientifique pluridisciplinaire bihebdomadaire.

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     300 terrasses empierrées, les Ahu, accueillent les statues. Ici, six des quinze statues de l’Ahu Tongariki, le plus grand de l’île.

    Après avoir analysé plusieurs centaines d’outils en obsidienne – une roche volcanique – trouvés aux quatre coins de l’île, les chercheurs ont pu constater que leur utilisation variait selon les parties de l’île. Selon leurs conclusions, des contraintes environnementales – précipitations variables, déclin de la qualité des sols – seraient donc responsables de l’extinction des Rapa Nui.

    Article paru dans Ouest-France


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