• Philae : Les secrets d'une première mondiale

    Le petit robot est le premier engin à s'être posé sur une comète, après un voyage de dix années dans l'espace. Truffé de technologies, il va nous aider à mieux comprendre les origines du système solaire.

    Après un voyage de 10 ans, durant lequel il aura parcouru plus de 7 milliards de kilomètres. Philae est devenu, le 12 novembre, une star planétaire. Le robot est parvenu, après s'être détaché de la sonde Rosetta, à se poser sur la comète Tchouri qui tourne autour du soleil à 65000 km/h. Un exploit piloté par l'Agence spatiale européenne. L'objectif ? Étudier la composition du sol de l'astre et les caractéristiques de son noyau. Avec l'espoir de mieux comprendre le rôle des comètes dans la formation du système solaire et des océans terrestres, ainsi que dans l'apparition de la vie sur notre planète. Pour mener à bien sa mission ce cousin de Wall-E a été gonflé de technologies.

    Philae a beau ne pas être bien grand – 1 mètre de diamètre et 80 centimètres de hauteur pour 100 kilogrammes -, il transporte un véritable laboratoire. Grâce à sa foreuse et à ses 26 petits fours, il peut collecter des échantillons du sol et les chauffer afin d'étudier les gaz gelés qui s'en dégagent. Il dispose également de capteurs, de sondeurs électriques et acoustiques, d'un analyseur de plasma, d'un magnétomètre et d'un radar permettant de sonder le noyau de la comète.

    Des processeurs immunisées contre les radiations.

    Le robot est équipé de 13 processeurs capables de supporter les importantes radiations du milieu spatial : ils résistent à des doses plus de 30 fois supérieures à ce qu'encaissent les puces traditionnelles. Il ne peut stocker que 7 Mo de données scientifiques, mais vide régulièrement ses mémoires en nous envoyant son contenu.

    Une pile hyperrésistante.

    Conçue pour résister aux chocs, aux températures extrêmes et aux accélérations, une pile a permis à Philae de se poser et de prendre ses premières mesures. Une batterie, rechargeable grâce à ses panneaux solaires fonctionnant à basse température et sous un faible taux d'ensoleillement, devrait prendre le relais. Une phase reportée, Philae étant sur un site moins éclairé que prévu.

    Huit caméras miniatures.

    Le robot dispose de huit caméras miniatures, l'une pointant vers le sol, les sept autres sur les côtés. Elles peuvent réaliser des images panoramiques (dont une portion en 3D). Elles sont ultralégères (100 grammes l'une), peu énergivores et résistantes à -150°C. Les clichés, eux, sont transmis à Rosetta qui les envoie vers la Terre, distante de 500 millions de kilomètres, en vingt-huit minutes !

    Article paru dans 01Net-Magazine


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