• Une reine de beauté

    Une reine de beauté

    Diane de Poitiers vers 1555

     

    Il y a quatre cent cinquante ans disparaissait l’une des plus belles femmes de la Renaissance, qui a illuminé le château de Chenonceau et ravi le cœur d’Henri II.

    La jeune Diane était d’une grande beauté, aux dires de ses contemporains. Lorsqu’elle naît, le 3 septembre 1499, après la mort au berceau de son frère aîné, cette enfant est attendue comme le messie. On la câline, on l’éduque comme il se doit dans une famille apparentée aux Bourbon et estimée des rois de France. Au décès de sa mère, en 1505, Diane est envoyée auprès d’Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, qui l’élève et en fait une des demoiselles d’honneur. Peu de temps après, la nouvelle reine, Claude de France, s’entiche d’elle et la nomme à son tour à ce poste. On est en 1514, Diane a 15 ans, et entre ainsi dans la cour de François Ier. Un an plus tard, elle est mariée à Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie et grand veneur de France, à qui elle donnera deux filles : Françoise (1515) et Louise (1518).

    Protectrice et confidente 

    Belle à damner un saint, cette sportive émérite (équitation, natation et chasse) est l’objet de bien des rumeurs de liaison. Notamment avec François Ier. En 1525, lorsqu’il est fait prisonnier à Pavie par l’empereur Charles Quint, les accords prévoient de libérer le roi si ses deux fils sont livrés en échanges. Avant leur départ, Diane réconforte les jeunes otages, François, 8 ans, et Henri, 7 ans. Lorsqu’il est libéré, en 1530, ce dernier, futur Henri II, a 11 ans. Il n’a pas oublié cette dame d’honneur, dont il fait son amie et sa confidente, avant d’épouser une de ses cousines, Catherine de Médicis.

    Une jeunesse éternelle… et mortelle 

    Diane a un sens inné des affaires et guide Henri II dans les méandres du pouvoir. Elle lui est indispensable, y compris dans sa couche royale, dès 1538. Pendant vingt ans, elle règne sur le cœur du roi, de vingt ans son cadet, qui choisit comme emblème le croissant de lune, symbole de la déesse grecque de la chasse, Diane. Elle obtient de lui force titre, bijoux, terres, rentes et résidences (dont le château de Chenonceau). Sa suprématie est totale. D’autant qu’elle a permis à un mariage royal stérile de donner dix enfants à la France, en conseillant au souverain de multiplier les visites nocturnes à son épouse. Mais Henri II est blessé d’un coup de lance à l’œil lors d’une joute en 1559 et décède peu après. Cet accident sonne le glas de la belle sexagénaire. Catherine de Médicis la congédie de la cour, puis récupère bijoux, biens et Chenonceau.

     

    Une reine de beauté

    Château d'Anet (18ème siècle)

    Elle lui laisse cependant son château d’Anet (Eure-et-Loir), où Diane s’éteint en 1566, à l’âge de 67 ans. Selon une étude récente, elle serait peut-être morte empoisonnée avec l’or qu’elle prenait comme élixir de jouvence...


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